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Le jardin secret, poème

J'allais dans la forêt vers VAmie attendue; Et la nuit tout autour endormait lourdement La forêt sans limite à rinftni perdue.

Un voile aux plis épais tombé du firmament Traînait lugubre et long sur mon âme oppressée. J'allais sous la nuit lourde au fond du bois dormant.

Je cherchais une route en la forêt tracée.

Mais j'errais sans un guide en les funèbres lieux;

Et la nuit sans étoile était sur ma pensée.

Partout^ ver en la momse ou globe au front dei^ deux, Tous les regards rêvés que le soir clair allume Étaient voilés sous l'ombre en d'invisibles yeux.

Seule, ainsi qu'un charbon dans Vâtre éteint qui fume, La lune, au fond du soir où tremblait son œil rond, Mourait sinistre et rouge au travers de la brume.

Et le brouillard rougi, mêlant la feuille au tronc, Submergeait toute forme et toute ressemblance ; Et la nuit sans étoile enveloppait mon front.

J'entrevoyais à peine, au soir de somnolence,

Les grands arbres dans l'ombre immobiles et droits.

Et j'écoutais en vain les souffles du silence.

Je n'entendais plus même en la forêt sans voix La chouette nocturne ou le daim qui s'effraie Agiter d'un sanglot l'âme obscure des bois;

Pas un cri de lion, de rainette ou d'orfraie, Pas un léger murmure aux lèvres d'un vivant, Ne réveillait au loin la sente ou la hêtraie;

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