ACTE I W
L'ÉVEILLÉ, écrivant fur son calepin.
Nous disons petit.., d’un volume...
, COLLÉ, effrayé.
Hein?...
L’ÉVEILLÉ, écrivant.
Commode à saisir.
COLLÉ, à part.
Je respire !
L’ÉVEILLÉ
Vieux ?...
COLLÉ
Non... jeune... Il n’y a pas bien longtemps qu’il a vu le jour... L’ÉVEILLÉ, riant. ,
Et il a déjà fait des siennes, le gaillard !... (Sérieusement.) Continuons.
COLLÉ, avec ironie.
Continuez !
L’ÉVEILLÉ
Son costume ?
COLLÉ
Son costume?... habillé de vert.
L’ÉVEILLÉ, écrivant.
De vert.
COLLÉ
Couleur de l’espérance...
l’éveillé.
Très-bien... merci, mille fois, monsieur... Vous avez été franc avec moi, je le serai avec vous... Tel que vous me voyez, je débute dans la profession.
COLLÉ
Je l’ai deviné tout de suite...
Et si je ne réussissais pas à mettre la main sur ce petit coquin de jardinier Galant, je ne vous cache pas qu’on m’ôncorporerait à Bicêtre... Ainsi, vous me sauvez de Bicêtre !
COLLÉ
J’en serais bien fâché !...
l’éveillé.
Hein ?
COLLÉ, se reprenant.
Qu’on vous y mît...
• . l’éveillé
Merci ! (a. part, riant.) Ah! ah 1 ah ! Quand on pense que sans le vouloir et sans le savoir... il est l’agent de la police... il est mon compère !... Ah ! ah ! sont-ils bêtes ces bourgeois !... (il rit.)
COLLÉ
Vous riez !...
L’ÉVEILLÉ
Oui, je songe... Ah ! ah !
COLLÉ
Et moi je pense... Ah ! ah! (ils se mettent tons deux à rire.) L’ÉVEILLÉ, à part.
Il est très-gai ! (Haut ) Merci, mon brave, merci de vos renseignements.
COLLÉ, riant.
Adieu, Argus!
L’ÉVEILLÉ, riant.
Adieu !...
COLLÉ, de même.
Adieu, lynx !...
L'ÉVEILLÉ
Adieul (a part). Sont-ils bêtes ces bourgeois! (il s’éloigne en riant aux éclats.)