PR EM I EU COUPLET
Assis auprès de Babet,
L’autre soir, Cadet chantait line ronde assez légère,
MADAME TIPHAINE
u’il tenait de sa grand'mère.
COLLÉ
Ah ! la gentille chanson !...
Car, voilà que sans façon,
A la fin du couplet,
Cadet
Embrassait Babet.
MADAME TIPHAINE
Ah ! h gentille chanson !
Car, voilà que sans façon,
A la fin du couplet,
Babet
Soufflelait Cadet I
(Collé veut embrasser madame Tiphaine, qui lui donne un soufflet.) COLLÉ.
DEUXIÈME COUPLET
Parfois Babet se fâchait. ..
Mais Cadet lui répondait:
« Nous pouvons chauler, ma chère,. ..
» Ce que chantait notr’ grand’ mère. .. »
COLLÉ
Ah ! la genlillc chanson !
Car voilà que sans façon,
A h fin du couplet,
Cadet
Embrassait Babet.
MADAME THIPIIA1NE.
Ah I la gentille chanson !
Car voilà que, sans façon,
A la fin du couplet, llabet
Laissait fait - ’ Cadet !
(Collé embrasse madame Tiphaine.J
(A ce moment, on entend, dans le boudoir, le bruit d’un verre qui tombe et qui se brise.)
MADAME TIPHAIXE, avec effroi.
Ah! mon Dieu ! entendez-vous?:..
Quelque bruit de la rue...
MADAME TIPHAINE
Non! non ! il y a quelqu’un là... dans mon boudoir...
COLI.É.
Impossible!.,.
MADAME TIPHAIXE.
Si!... si!... un homme qui était ici tout à l’heure... un agent... et mon mari me fait surveiller peut-être...
COLLÉ
Votre mari est incapable...
MADAME T1PHAINE.
Monsieur, les maris sont capables de tout!.., tenez... tenez !... (Montrant le boudoir.) On entr’ouvre la porte !... (Elle souffle rapidement les bougies. — Nuit complète.)
COLLÉ
Que faites-vous?...
MADAME TIPHAIXE.
S lence, monsieur !... taisez-vous ! ou je suis perdue !...