‹ Le Jargon et jobelinChapitre 15 sur 34 · IIP BALLADE DE VILLON · texte numérisé non relu

IIP BALLADE DE VILLON

Ne hault braire, Mais plantez ilz sont comme joncz 75 Par les sires qui sont si longs.

Souvent aux arques A leurs marques Se laissent tousjours desbouser Pour ruer 80 Et enterver

Pour leur contre, que lors faisons La fée aux arques [respons;] Et [ruez] deux coups ou trois Aux gallois ; 85 Deux ou trois

[Les mineront] trestout au frontz Pour les sires qui sont si longs.

Et pour ce, benardz, Coquillars,

82. La fée les arques vous respons ; et, dans 1 edit. Trepperel, la fée aux arques. — 83. Et rue ; et, dans l'édit. Trepperel, que ruez.

— 86. Nineront. — 88. Bernardz, édit. Trepperel.

et sans crier — mais elles sont plantées droit comme joncs

— pour les bourreaux (ou les piliers de la potence).

II. Souvent aux coffres — à leurs enseignes (ou à leurs femmes), — ils (les voleurs ou dupes) se laissent tous dépouiller— pour combattre — et intervenir — pour leur compagnon, alors que nous faisons — l'embuscade aux coffres cachés. — Et vous, ruez deux ou trois coups — aux gentils compagnons. — Deux ou trois — les atteindront tous au front — pour la main si longue du bourreau.

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