‹ Le jargon et JobelinChapitre 20 sur 40 · BALLADE VII · texte numérisé non relu

BALLADE VII

190 En Parouart, la grant masse gaudie, Où acoUez sont caulx et agarcis, Nopces ce sont ; c'est belle mélodie.

Là sont beffleurs au plus hault bout assis, Et vendengeurs des ances circoncis,

195 Comme servis sur ce jour gracieux,

Essai de traduction littérale. — • I. Au gibet, la grande masse joyeuse, — où les voleurs sont accrochés et refroidis (ou hagards), — il y a noces et belle mélodie. — Là sont les trompeurs au plus haut bout assis — et les filous, aux oreilles coupées, — se trouvent servis en ce jour gracieux —

I. Celle-ci, qui ouvre la série des cinq ballades inédites du maniucrit Stockholm, est régulièrement construite et richement rimée, c'est-à-dire en rimes léonines. Elle devrait avoir onze vers au couplet, puisque le vers du refrain compte onze syllabes; mais c'est une règle que Villon a souvent enfreinte dans ses ouvrages. En marge du manuscrit Stockholm, Faachet a écrit : « Ceci est imprimé avec les œuvres de Villon Tan isja par Galiot de Pré. 1» L'exact Fauchet n'avait lu que le premier vers. En comparant le reste avec la première ballade du Jargon ci-dessus, on voit à quel point les deux pièces diffèrent entre elles.

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