LK SBEVICB DES POSTES
saH en Aq^terre, les facteurs de Paris furent i transportés en voiture àe^is l'hôtel des postes jusqu'au quartier de distribution assigné à chacun d'eux* Mais nous arrivons à une époque où tou^ œa détails vont disparaftre devant un grand fait: la construction et le développement des ' chemins de fer qui modifient brusquement toutes les conditions du service postal et le lancent dans une voie toute nouvelle.
En 1839, un écrivain de mérite, M. Dubo^U auquel nous avons fait plusieurs emprunts dios ce qui précède, écrivait:
„Que sera-ce, lorsque les chemins de fer dont le Gouvernement, dans sa prévoyance, a ménagé l'usage gratuit à radministratioi\ des postes, don* neront les moyens d'aller à Londres en quatorze heures, à Rouen en trois heures, au Havre en cinq heures? .A quelles combinaisons nouveiie^< ne faudra-t*il pas que l'administration des postes ait recours pour organiser ses travaux de manière à suffire, non-seulement à la rapidité presque fantastique de ces moyens de communication, mais à la multiplicité des expéditions d'un lieu à
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un autre, devenue une ooneéqueBce nécessaire de ce syslëme île iDcmnotion ? AjitBi viendra le mdinent où deux, quatre et peut-itra six eipéditinm de dépêches par jour, comme cela se pratjqife entre Manchester et Liverpool, ne sofHront - plus à l'impatience du public, accoutumé h des miracles de vitesse, pour faire communiquer entre eux les points extrêmes des lignes de chemins de fer. BienlAt les populations des lieux inter- . médiaires voudront à leur tour participer A ces avantages, et nous verrons sans doute les agents des postes, avec l'attirail de leurs casiers et de leurs instruments de manipulai ion, établis sur des waggons et, tout en fendant l'air, réunir, . trier et distribuer les lettres aux habitants étonnés."
La prédiction ne devait pas tarder à s'accomplir, et depuis plusieurs années déj^, nous avons tous vu la poste fonctionner dans ces conditions nouvelles, et réaliser très- simplement ce que l'on regardait alors comme une merveille. C'est une révolution complète, comme on le verra par les chiffres que nous donnons plus loin; mais avant d'en montrer les résultats, il importe d'en finir avec l'histoire de la taxe des lettres.
Avant 1848, les lettres étaient tarifées d'après la distance parcourue, et, pour faciliter la déter-
Inégdiiés diiit k i^épartUioB de la taxe postée. * Lm coBMÎIft généraux 9e plaignirent, qnelques* mm mèam «? eo beaucoup de ^facité, et ia chamhie daa épatés, appelée à 9e prononcer sar b >qÊutàMi^ vota, le 7 février 1845, la taxe mfémie éas lettres par 130 voix sur 239 votants. Ilaîa la réfome n*èut pas de suite, car ce vote ae trouva amiulé le lendenain, les toîx s'étant partagées également sur TensemMe de la propaaMon.
La naesaro n'en! pas^ du reste, à subir un long aî#firBaffleal: la taxe unifonne fat votée le M aaûi 1848 par f Assemblée oonstituaBte. il en résulta d'dbord une certaine diannution dans les recettes^ maïs elle fut bîentét compensée par le •développement énome de la correspondance. Quel- ^M» «faiffrea sofSront pour le démontrer.
Bn 1846, «fisc le système de la taxe par aones, les recettes avaient été de 43,941,056 fr. Elles descendirent, Fannéesoivante, à S<2,186,761 fr. ; mais depuis elles ont suivi constamment une progression croissante. EHes étaient, en 18ôr6, de 46v,787,761 fr. D'après. ii« rapport wbl ninistre des finances,^ psbiié cette année dans VAtnnuaire Jea postes^ Ifaugmentatran a été bien plus consié^able encore depw cette époque* Ainsi, bien ^pie, dans cette périods, ia réduction de 2 à 1 % '^aur- les transpotts- d'argent ait enlevé au Trésor environ 76iâ;000 -ft*. par aov les recettes ont été,
13W, >éa 68 ammê; en 1)861, de 66; en
1863, 4e e9t e» 1M8, iv 72) m tSM, d« M, et rike ne panitgmt point ttevMr s'tiTMer dam cette Toie^ It est à remarquer que )«• dépMiMB ne se sont pwM éleiées daw la mtaie pro|wrtion, car le aervicft a été trèB-«vaBti^eiH«meBt sintplifié par l'unifioalion de la laxe et par la «réatiod des ti[nbre«-poBt«, q»i ont rendn les affnmehissementA bien pliM nonbreax. Ainsi, es lèiè, sar 123.140,400 lettres, il n'y en ftvait que 12,214,040 qm fussent affranclneB. Sept ans ploa tard, sur 233,511,000 leUrw, 108,489^60, c'ast^ à~dire près de la mmlié, étaient affrandiies.
DiverBos causes oBt donc imprimé SHUteoNHit ao servioe postal un développement nsmenserlea communicationE,' rendues plus belles, tant par la réducUen des prix de oorrespendance, que par l'établiss^ent des voies ferrées et des lignes télégraphiques, ont jelé l'administratiftn dans une voie de progrès, où elte marche d'ailleRfs résottHnent, malgré les innombrables obstacles d'un service si Yaste, si oomjriiqaé, si hértseé de diffîonllés obaffua jeur Ternissantes. It sérail superflu de rignaler toutes les améliora tin n s qui se sont suecédé depuis quinze ou vingt ans, et qui auveieot paru, pour la plupart, imposùMes i. wn »ncÈtr«B> Nmts nous bornerons à ieter un ratÀde co»V> d'oeil swr les dernières nîodificatiGna «Qe «««* trouw»!» iitdiquéee dans le i^çMt dk^^ijAb.
Toot le service actuel ^e *a V^wî^wo»»** *^" derament sur l« mo«*eiB««^^ àefe t»%Mt>C^* **
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knts cîiMhiit sur les chmom de ferw Grâce à «as bureaux, les lettres sont reçues jusqu'à ia 4eniière lîmite d'Iieure et, menipolées pendant le te^iet méiae, elles peuvent parvenir à destination dMis de merveiUeuees conditions de rapidité. 11 est même arrivé pendant ces dernières années que, par suite de Tinsuffisance de THôtel des postes, à Paris, Tadaiinistralion était forcée d'envoyer en Upc, à chaque bureau ambulant, les correspondances destinées à toute une ligne, afin que la répartition s'opérât p^idant le parcours. Réciproquement, et par une conséquence logique, les correspondances des départements n'arrivent à Paris qu'après avoir subi, dans le bureau ambulant, une .premièi*e manipulation.
Cette organisation, toute favorable qu'elle soit à la rapidité du service, a cependant des inconvénients. D'abord elle substitue à un travail sédentaire un travail mobile et par conséquent moins sûr. De plus, elle coûte plus cher, parce que les agents voyageurs sont tenus d'avoir deux domiciles. Enfin elle exige un personnel assez nombreux. Une étude plus approfondie a permis de la modifier heureusement sans nuire à la bonne exécution du service.
On a remarqué que les bureaux ambulants, partant de Paris, avaient à exécuter un travail considérable, mais qui devait être rapidement terminé; que ce travail diminuait à mesure qu'on s'éloignait; qu'il croissait, au contraire, à mesure
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que le iraia, à son ireAour, 4MB rappoockait de
Paris.
De|ilusles GOAirniera d'embraochenientychifflgés évL service des lignes seoemdaires» sont tous sub^ ordonnés à Tarrivée des.irakis de Paris ^ et par coBséquant forcés «de les attendre jneodant un temps plus ou moins long.
En conséquence, le bureau ambulant part maintenait 'de Paris avec son personnel complet Au bout de trois ou quatre heures, il en dépose une partie qu'il reprend au retour. De cette façon, il a tous ses moyens d'action en partant et en revenant, et il ne les dépense pas .inutilement dans la partie du trajet où ils ne sont plus nécessaires. De plus, des ateliers de manipulation soiDt établis sur certains points de la ligne et Pon y prépare la pius grande partie des correspondances prf^enant des lignes secondaires. Cet ar^ rangement a le double avantage de remplacer le travail mobile par le travail sédentaire et de dégager le bureau ambulant
Commencée au mois de juin et terminée au mois d'octobre 1864, cette transformation, sans ralentir le service, sans imposer un surcroît de travail aux employés, a permis de diminuer le personnel de près de 300 agents, qui ont été employés ailleurs, et de réaliser sur les traitements fixes, les indemnités et le matériel, une économie de 797,620 francs.