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'PM* flAiarilé idbrélîeoiiiii dwa .njireft id» ttann en Hoarré, acquk .à perpéftHÎtè.
Moi, un i^ur, serai-je mam riobe tfMsr m'*cfeter une place .à côté d'eUef
J'étouffai mes sanglots devant cet èinwiftr impassible qui venait de ne isignifier, au iBomide la Compagnie, un arrêt .de détachenttit ok^ choses ée loe tnonde.
Je me sauvai en toute hâte dans «aa ctHuk, 'fMir pleurer cette : pauvare mère idont j'agis Ibrisé le cœur, et qui avail ttant -espéré me revoûr apnès ima professio^n. J'étais cruellemeiit ;paBi, et je voyais s'éva»«uir;paiur jamais T^spéranee desiaeufais Joies ;qiii m'eussent âé .penmises^ après .uoe tsi Jongtte séparatien.
^Je ne :les si pas /confiées à oeatpages, toutes -mes wuffranoes après imoo défkart de ia.nnaisoD pateroeUe. filon ardeur d'entbousiasme.et de ;aacrifice était tombée èleatôL; et je :&-avais pas six "mois .de mon premier .noviciat, que f de pcofonds ivegrets me rappelaient celte nie douces pwe de -ia famille, échangée :pour la \de tmonotone de la iainille ^rtifideUe.
Trois ^urs après lavoir reçu Ja neuveUe tde M mort de ma mène, je Teçu&.ia visite du iFère Ruffîn. Dans la circonMance, cette visile «tait loute natnreUe: cet homme i avait été bien accmUi jpar ma mère, pendanirâMn tséjour à Pam. liiine iftorla en .termes : assez > comvettables :des negiiets que.Ja noilidè.iCQtte.|)iciiseiniarqBiae.de'Saii^^
Marguerite. 4J^jftçr^eH^VïSnt,wMe,. ,Q^ Mu,ayfl}t ^^ppris lifrusque^ent. 1^ nouyçlle de la mort qe ma *^ère. Le desespoir de 1^ [)auvre eûfant'avdît été extrême, et da mère, ipe dit le iPere Huffiii, effrayée du développement de la sensibilité' àe eei/le enfant, avait cru deviiir >l|ii rappeler, avec une «OFte de sévérité, trop é^ sév&-ité peut^tc^, âfonta >lè ,Pére, qu'une chrétienfiie ne devait pas ooblier que ^Dieu squI a le 4roit d'être aimé avec excès; -et d^àilleors, avait ^^ontinué la comtesse, .si TOUS avez donné tant ;^e place à une ^étrangère dans votre cœur, que reste-t*il à votre mère?
ij^ chère enfant avait cqmprimé ses krpies; mais, le lendemain, une fièvre typhoïde s'était déclarée, et les jours de Marguerite étaient dans .le plus grand danger. .Je crojs que le Père Riififin éprouvait une ceittaine satisfaction à m'apprendne cette mauvaise nouvelle; il savait combien j'aimais 'Marguerite; «t, depuis qu'il était devenu poofès des quatre vœux, il connaissait le secret de sa naissance. ,l\ ne l'aimait pas; je m'étafs aperçu bien souvent qu'au lieu ^e tempérer l'injuste sévérité de madame de Flaviac envers sa fiUe, il eherohait plutôt à- l'augmenter. Malgré cela, il était jaloux de l'attachement de Margi^erite pour 0ioi et de l'influence que j'avais sur elle. . I^adaime ^0'.,Fia«iW5.lîax^it imvpsé à sa plie <çflçiu[^e ^irec- .'teW't iUm Marguerite, ^^v^^ .trpp 4^ fr^ipcfeisp
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pour ne pas laisser voir qu'etto ne s'adrédsait à lui que parce qu'elle y = était contrainte.
Je suppliai le Père Ruffin de in'obtenir la permission d'aller voir Marguerite; il me répondit que cela était impossible.
— Cette impossibilité, me dit-iU est d'autant .plus regrettable que Marguerite vous demande ^«ps cesse, et que le médecin assure qu'une contrariété, dans ce moment, peut aggraver le mal et. le rendre mortel. Mais, sgouta bypocritemeDt le Père RufGn, un religieux doit remettre tous les intérêts terrestres entre les mains de Dieu, et .ne jamais dévier, pour eux, de la voie qui lui est tracée. Pendant cette dernière année de proèatioQ^ vous êtes séparé du monde; vous devez .mMë jgnprer ce qui se passe dans le monde. Cette visite que je vous fais, je ne la renouvellerai pas. Si Dieu veut laisser cette enfant sur la terre, il la sauvera bien sans vous; et s'il veut la rappeler à lui, nous devrons nous réjouir de la voir prendre place parmi les auges du Ciel. Sa mère est arrivée à un tel degré de perfection que, si Dieu lui enlève sa fille, — et elle me le disait encore ce matin, ■— elle sera beureuse de lui voir quitter un monde où elle pourrait un jour perdre son âme.
Et le traftre me quitta, satisfait d'aiN>ir ajouté une douleur à une autre douleur. Je restai qiiittze jours sans nouvelles de ma chère enfant; j'appris
par .haa^rd qa'eUe iUii bars de danger. J'étajiif, bi^Dy en effet, séparé idu mande!
Mea. douloureuses émotions un peu calmées^, le travail qui se faisait dan» mon cerveau recoavmença, et il ro^imposii de nouvelles tortures.
Schola affectas.
Dirigez la nature, ne la froissez pas! Ne lui demandez rien de faux; ne la placez pas dans, rimpossibilité et dans la contradiction! Car une. heure vieot où elle se venge.
Mes Jésuites, après seize années d'expérimen* ta.tion, où ils ne m'avaient pas perdu du regard, où leur naéthode s'était appliquée à Tun des.calaotères les plus ductiles et les plus souples .qui se pussent trouver, malgré les éclairs de lumière qui se faisaient dans mon esprit, avaient réalisé en moi leur idéal. Ils. m'avaient conduit par la, main jusqu'au sacerdoce. Tout ce qui pouvait s'enseigner chez eux et par eux avait passé de-, vant mon intelligence; et de brillants examens, subis pendant mes dernières études, les avaient; eoavaincua :qiie leur œuvjre était déûnitive, .ei
19s û ^BÊotnP
raient pfus qu'i me fafi^ {iihoTiôDGei* tnë^ vé^ dé prdfës et âf m^ jétëi" dafbar » tié' ncttfH de rOrdrë;
Un atn ibe séparait éë té' nllhi^tère exWMùr. Taurais consacré les dix*sept plus fraîches années de ma vie aux longues préparations de l'existence claustrale. Et le sublime de tous ces efforts , le but dernier était, selon le langage de mes Pères, d'unir à eux, comme profès dans la Compagnie; un homme dorénavant immobile comme le bâton, inerte comme le cadavre, „indifferent à tous les lieux, à tous les emplois, ^ toutes les situations.** On aurait dépensé dix-sept ans d'énergie comj^timée, dé sëvè vitale ala'Agùie par urife saf^ée âé (^h^<}iie jôrar à là rafcîi!ife âë Yéité organisé;' dh scifait aï'rivé aiTx MiAitei^ mêmes de la vie entre le mouvement et la' mort, pour ((aé Je ne' fràsi^è pas^ un homme, toâis" que Je ftrssfc un* JéskiXe.
(Téiait là Pidéàf qui s'èCaSt léèEèMéM àëcônfi^ ^11 eni ttiàl Hëi^ Pères ne pbiivàietlt pad se ittitkper. Ce qu* jë dis là devra p^ttnt^ë étfaMgë, âp'i^ês ce t[\ie J'ai* i-aconlé de thés éombats et êé ines doutée: é'esi qu'on tïe sait péii foiit ce qili^urti^ ttjt^ ët*âeAftè fJëUt coAtenit' dé cîontrâdièilions, i6uC ce qùé l'âitiè huKiadriè reWfejf'ttè dé fcWe et de fôfblëàsë, et dé quel pofd» ië ttàHvë èti%, défflf Ut balancé; l'MÀtiéificë d'uiife dirèùfioM qui hë 4è^ Vie jaiii^iâf dé sàh theMfit, et par 6éla mètaàé at^
tmt toojont) sen. btili^ Qote<^. ûw a- pané ^ qaÛKe à dikhlniit années» diesr les Jésuites, qtgfom Y esli cnliiéi eaiiiit, on> est^ iu trente^^fnatr» ans, qilcile qur seit UinteàligeBce» un enfant el rien ^fon enfant Eneere ime fois, mes Pères ne peamaicnfe pas se tromper. Depuis; trop* longteupa ils manipiiiaient de ces jeunes et naïves nalitrea dont ils faisaient leurs séides; ib'ne voyaient de trop prèa. Eussent-ils connu lont ce monde d'idées, e» apparence opposées aux Dbuits, ils ne &*e» seraient pas étonnés. Si on- hmr eût dit.: Montresi^'nons on de ¥os jennes Pères réalisant le naieia yédoeatÎMi jésuitiifne, ils n'eassent peutêtre: pas* hésité à montrer te* Père de Sainte-* Mnire.
H ner me restait plus qu'une année, une pan-« yre année sur dixr*sept, qui allaient former ce kini; cycle de Tappreniissage jésuitique. Jetais parqté pendant cette année, eomme an temps de mon premier noviciat, loin de toute relation avno le dekors;. j'allais me sevrer de toulie étude, ma priver du livre> le seul anù qui reste à cehâ qn» ifa pan d'ami, et entrer dans ^l'atelier dn Silence^' pmur y subir un dernier travail, irae éenrière pr^MH-atien, une dernière épreuve. Je •ei»s à la plus haole classe, an couronnemenA de rédifise intettectoel , ou „récole du cœur'', •eiûia affeôiÛ8f ponr y adhever le détachement, pour y sceller l'indifTérence.
Maie ce qui avait été impossible, irréalisable
IlBf "^iiiB:'jÉiàfriii/}
péndimt seize ans, s'aifeompUirait^ dans qufekjpm mois? En saorais-ja plus sur cette ^shose^ poyp^ tant si sinpple: ^^AÎime. Dieu> et atÉ» Thomne en hri faisant du bien/' api^ès > cette autre retraite^ quoique plus rigoureuse, qwe' durant les seiie beiies années où j'avais voulu Dieu dans la sin^ plicité de mon cœur?
le ne' le pensais pas.
Ce qti« la méthode artificielle avait fait en moi, pendant seize ans, me paraissait in^gnifîant, nul, radicalement nu). A part quelques connais* sauces littéraires, scientifiques et tbécâogiques, que je ne pouvais avoir lorsque je me jetais, avec ua enthousiasme passionné, dans mon premier noviciat, avec un peu plus d'aptitude à me rendre compte de ma conscience, à me; servir de^ma raison, j'étais exactement le même.
Hélas! au flambeau de cette froide et impartiale raison, j'étais moins grand et moins fort que le jour où je me sentais l'énergie dé repousser les entraînements du monde, et où je rêvais les gran* des choses de l'apostolat. Le ressort de l'aine, sa grande énergie native, sa puissance qui brise des résistances terribles, la volonté soumise à seize années d'obéissance passive,. au procédé énerrant du ianquam ac cadaver^ ne se sentait presque pli». Obéir, ouil Obéir toujours! Obéir, que ce fût sage ou non, excepté ce qui eût été, d'une manière trop évidente, contraire au diclamen le plus grossier de la conscience; hypothèse qu'on
vimt/êimk *f^ W^
Reidoit^liâs^ftireret-'qui: sénaA; inème renflue iniwt p«Miblç . par celle recommiindalioa ée la règle; de'>„ne janÉaî» éiaminer.le commandement/^ AiBsi ce' qaeFbn semble vmis laisser de liberté d*^a<-> nMii au «ujet des ordres que vous pouvez rece* voir -de va» supérieurs, vous est bientôt retiré: vous êtes un cadavre, rien qu'un cadavre; vous ne devez êbre que cela. Obéir, je m'en sentais bien capable; mais cela suffirait*]!?
Ek fallait- il dix-sept ans d'escrime pour comprendre la jraisoH de l'obéissance? Le jeune pâtre. qu'on arracbe aux versants des Cévennes ou du étntal, une foi mis en ligne dans un peloton, sfjt à merveille qu'il faut obéir; l'instinct de soà rjétièr, l'honneur de son corps, lui apprennent que la désobéissance devant l'ennemi coœpromely trait son salut, celui de toute l'armée; il ne faut lui dire; cela qu'utie seule fois, et il se le tient pour dit.
L'ad^escent Xéeuite aurait^il la tête plus dure que le paire apprenti soldat?
Je me disais toutes €ek cboses^; et ne trouvant que le nde au dedans de moi-même, je me de*mandais si cet insuccès profond de la méthode artificielle experimei^tée sur moi venait de ma faute ou de la méthode elle-même. J'avais eoo'science d'avoir dépensé, depuis seizb ans, toute la docilité que Dieu avait mise dans mon âme* NflUe résistance donc du- côté de la volonté. M» vie avait été :pure ; et dans ces terribles retraites
o# nm Pères piMiain^ 1» tatear dis detDîeu et édus olstraent» Patatmé éteiml, j« 00»^ tMi' cependMrtv qnoiqufil n'y ait> msi du' pur de^ vanft Metf,. que dette vie séfiestré^r loki du DMnide;» tmit eaqsloyée aur tiwrail- et à^ ta pnitk|«e ém PoMéasance, a^ail été ooofopine) à cas easiiiifeind»' ■Miits q«?i)' a" gravés dans B»tr« oœar. Je ifa*^ vais pas fait- le mil, M est vrait, parce qna» jm n'avais pas étt Hiia en> face do malv m» ▼«rW avait été une verts négatinre; nais y telle (fufelle élsily j'arfais ma baMBe vdoaté au fond du 4i8ary pour k rendre un peu méritoires
Devant Dieu', ce n'était donc ^as aia fMie:: c'était impuissance dé* la méthode artii«ieHe k laquelle j'avais été soumis. Elle élaK arrinée^ après> tant de oombiaaisona savmtes, apÉè» trai» périodes succeames d'épreaves dui^nt soi» a»^ nées, é fornier ee soMat passif, débomraire,. un peu initié aux connaissances humaines, saclMot sànlpe^ jaur pan* jour tes esetciets aaaéti<|aest étranger au monde, fie l'ayant apèrfu 4«e par lé monde nttcroscopifHè d'un ccAMgef et devant fournil^ dans un an nn membre de pk» k la «lilioe hNMsinic des Jésuilesi
Tant de travail pour si peu! Nasdmr viO* emlt» mm*
Bi je ane fosse trouvé dans la dispoeittoii et»prît où j'avais été bien des fois, qfuand dea dodtev tei^ribles sur f Ordre venaient tn'assailliry je né aie fiisBe paà laissé abattis par eaox-«i. Mais Im
É(MA« M m^ mrê «Vait' fliit éti Mbii ilM< réâédoa i^Mle. Tout était dMfgé. LMigietfifto 6èîÉfpH«i t(ïêé\ la ^(Mf^ibilfté yétatC rétveiltée; eH« «V«ilt iM» déns toM iiioiv Ai^e ê^ tmtrlhïen ra^g|«s. Si' j# fiV^'tiès<$' parflF beaiiDôot)' plëtiHi,- jfe fcsde deveiia f<Mli Cé# toi^ilaes aMUdailté» .Hié^ sliufrèfeiit ; iiihii^ » m'en resta une hunMr soml»^, tiil^ etÉltatilMsf de e^frv^au dcmf je ne mé Èùk rendu coaipte^ que j^siettys itioî^ aiprès, quand cette criise, ceniffië XotsVé^ le» dîrtfMtovift tîolêttted, Vint à 0e cdtifte^.
Rèlnfâ^l j« l8( fi« eetté écoter êk eœur: ^/^AdAy ei;ff^ectÉê. Peâdftnt ^e 1I09 Pèfé» ttié' eroyafiénV absot4>é dan^f led pki9 katifeç côÉtemjfi^fethHys, ayant pris mon vol dans tes i^gicyns* Mystiq«to oà YkAië Ta' sl^ d6mier les éhtstA du- di^in amour afec le biéM dinié, j'impodak'i à itiori t^etrt les te#tufé9 (Jto ht IMé déséfspéréê eekltré moî-tfiMe.
WMHûx licnipures, l^*^ siMiiffraifces 1^ pltt# craelles qui se puissent concevoir ici-bas dsftlt^ l'être moral, et qui sont des sôUffratiee* dé réjftovfvé^, fMrem m'assonibi^r. Au lietf de ces éëétMhiîÈf éëi^efné», dé teti sagè9 et placides* à{H préèiatidtts «fui* ti)o$-Mkhe et M"^ l'Oi^drèi, qu) Aéf me trôublafvent pdâ, t^ixi tue àmmhm a« c&ù^ tràfré èètte joie ptirë dé rinfelligeiice à saisit" eil toutes chose» le trai,' je trotftai h ebaeis déë è^MnkNétiemé^ lé déchH>èAi€WI de la èô'tis«iè«eéj ri^ffer» tott^ FeMlfor du fémordd.
H 7 etft sans ûm\è dé féjgsttément dtftisi itt* j»ativi^ ^6iMM:
horrible qm Dieu me châtiait,* ^ue j'affais cédé aux oba^ssioo» de reapriti.du. mal, que l'orgueil n'avait perdu» x|u'à l'esemi)^ 'd'Eve j'avais écouté (ea suggestions du serpent infernal* ie me crus déjà jugé: sur la terre ^ abandonaé de la grâce, parce q^ie j'avais abusé d'elle.
Toutes les phrases retentissantes des praUcateurs, dans nos retraites, vinrent avec l'éclat du tonnerre frapper mon oreille, comiae si, pécheur révolté, je me fosse tenu, dressé orgueilleusement devant leur chaire, et que, tout à qoup terrassé, j'eusse été forcé de dire: Oui, je suis un misérable, un abandonné de I)ieu!
Et comme il y a, dans ces affreux moments de désespoir, une logique terrible, telle que celle qui porte les tous, av«c une lucidité effrayante, au suicide, je cherchai la cause de mon éf^rement fatal.
- Je la trouvai 1...
C'était cet^ aiïreux petit livre de MM. Michelet et Quinet, que j'avais lu par une curiosité indigne d'un religieux* Plus>de doMie! Dès ce jour l'esprit du mal s'était emparé de nu>i. J'avais jugé!... 4 crime! j'avais jugé mon ordre! mon ordre approuvé par la plus haute autorité qui soit dans le monde, celle des Souverains Pontifes ! J'avais jugé des régies trouvées admirables par tant de saints Jiésuites» les lumières de l'Ordre. Je io'étais fait plus sage que ces sages, j'avais oanidamné ces
tmiEàê, em pêipei^- VÈiglke, Vktt hii-nléMe paHaiH par fie» Bottftifés i H • ..
Inde prima tncii' lobe». CéUîl ainsi que ie laai étail entré dans mon àme.
Au iBom^t où ees agitalions indicibles de moii cerveau m'assaîHaieiit avec le plus de fureur, j'étais déjà' if ers )a moitié de ma dernière année de ProbaUon. La éouteur morale avait atteint ses limites; je n'y tenais pkw.
•Les hommes du -mande qui liront ces pages auront de la peine à comprendre cet état violent de Tàme» que je i? iens de décrire; lis ne sauraient avoir la moindre idée des aberrations de lotit gen#e, que peuvent -développer quelques mois de solitude absolue quand on se livre tout entier à la tie ascétique.
J'allai trouver mon Père spirituel. Je lui dis que je craignais d'avoir profané toutes les grâces, d'ayoir menti à l'Esprit- Saint, en cachant un péché grave. Je lui demandai de faire une confession générale qui me permit de réparer, en moi, l'innocence perdue par tant d'années cou*pables, par tant de sacrements indignement reçus.
Mon directeur était un saint homme, mais il se renfermait dans un cercle d'idées assez étroit; il ne vit pas qu'il avait devant lui un cerveau exalté, un demi- fou. Il prit tout cela naïvement à la kttre. Il chercha à me consoler; il me dit qu'il allait remercier. Dieu, avec moi, de m'avoir éetairé^ 4« oi^jivoîr Bioiitré les turpitudes de mon
bfme où j'allais me jeter. &I9$<«uqimIi<Wi^ i^ •pé^ fSmi^fii^9^ itaaB ines »<y)«feâ0^Da, était à ses yeux quelque. tiwle itHIPtmia^* umHHStiem- 4frèU) 4^ (3^9 ipoMJ* salisfMe Jia .{wviaîaa des
4VM# ii m^ Tieçut comme r«Qfa«t .pr«4i9ue , ^ 4»D^ 0QP (^^iir, jl iHie le.doima ^KM^r raevipk^ Il me dit que le père de.{MaiU6:ii'«iiraitipafi nfs^^tm» J^ jfsune Q^iv^^l^» qwtt^'il jedt wingé tAUle sa 4<MntUQeja¥ec des ^e«»mç^ ci^bauobéeis , ont» ,io#ir«' ifxiçiikm^ fJe^av^is. ^ peine .^, que ^^'^^t.j^a'uae ifimine d«bau(^ée;,je l'écoatais lébfthL
.^!étai^ ;évHÙfPB»efit, à/S«s ,yeia„qu#lque gn^ iCOiipft^ie.
Nous mimes notre temps, selQu llusage, ^ à 0e ji9ttaîeinent igéntorifl d^ ipensàes$ de^.paiFatea, des ,a«tipl^.d^Ja i^ie d'un,paiJiyce,i;ecMis.^ui, dé» 1'^ i# dix .903» avait .élé squs la dj^sciplim» lia {da^ j^igilaajtie.
,Qi«4«id> j'y réfléi^his jà ofiittei^euire, • to.>s#ule iaute ^uit-étse 3éi]ie|]8^ de oeUe v^e ,4ïaoi^eint, . était .(|W(^lquie aurpri^e jdi^s seps» quand ils se rçjr«ilt«nt tiiV;ec trop d*i0i|)étuosité cQQtre la loi de la .contioance. Je n'ayais pas oommis de pécb^ graves, ^x^ que j'étais dmvs rPimposaib^té |d'w wok-
JlacQpsai ma ofiaute. di'^^ir # Mjtf. A^içhelet, •Quixi«A et. Gi(obiepti, ;A, rm^ y^ux« 4MiXsmm 1^ tgnapd €im^« jl>e di^p^iitMm^ /qui ai^ri^i^nHit
PAftiuVnnl^ IMS
éiaii/fm «n ibiea ignaive, que je «D-élMs i^tmtà M itiàB ^t ip^il M J'étaii montée ,à Kimcn eadrali; let tout fier, ^aypffès m'uvoir beouocup -ûiifliié, tii;ine.-dit iqulil pvteait tout :sur bii; et me doonaiit Fabso- JiiÉiqn, U aJUa pitxbabi^ipeDt dire ^ho Te Deium, ,poiir Twavcïer fDievL£m(^ ^aadvé auOesk quelipoie .faoï^nble^AouiUume .qu'il. avait -^ soupçouoer idb^ «e geane iiPère -de Saiate^Maure.
lUn autre adoucisaenient me, fut danpé dans . ;iBe8 1 inquiétudes * de c^nsctence.
Mb oettdle ; n'était pas trègréloignée de oeUe dtt >£èrje Maascmelli, un des patriarofaes ^ FOrdse, -qui «a arait suin toutes les dignités jusqu'à ceiie d'assistant du révérend Pèoe 'Général de ia<Com- ,|iii0aie. i£^était «l'undes plus âgés de ious les Jefilâtes: il .était iseptuilgénaire. On le vénérait dans ie . ûkrà, «paume un saint. U-m'arrivait ««WBeqt Mée;i'aider à descendre .l'escdier du premier étagç, 4pi eonduisait de.sa.ckambre au ré&otoire* }je •digne <homiiie, ;voulant faite le jeune, comme tous les Tteittards, ienait à suivre, jusqu'au bout, les exercices de la :maison. Il m'avait pris ^n grande tendresse, et/ il <£ie iplaisait à converser aiec moi.
Un jour qu^l me vit • passer aiqprès de lui, il fine Éffoiwa les toaits encore si boulev^ersés «qu'il devina iqu'il ^y avait en moi de la douleur; et afaat, .aivec l'eipérieDoe de l'homme qui a vécu «t 'qui a connu «beaucoup de plaies de l'âne, amené «doucement kiconversatioa sttr t'Ofdre^ siiir
^1114 * ^B wom. .
de». épreuves qui manent souvent d'une obustrah tion. ti'op longue, avant la profession dem^re; il m'entratiia peu à peu à lui avouer que j'av»& 'beaucoup, souffert depuis quelque tevips. .
— Ohl mon bon petit Père {c'est annsi qu'il m'appelait), vous ne m'apprenez rien. J'ai passé par là, et nous j avons passé tous. Yoyex-vous, quand on a. fait nos Constitutions et nos règles, il y a bientôt trois cents ans, les hommes n'étaient pas d'esprit sensible et de chair comme nous, ils étaient de marbre et d'acier. 11 fallait dompter ces hommes comme on enchMne les bé- .tes féroces, comme on les prive d'ahments^ comme on les fait trembler sous la verge, pour les soumettre à notre volonté.
Ce régime n'est pluà supportable pour nous, natures toutes domptées, peut-être même trop privées des ressorts énergiques qui portent aux grande vertus. Il faudrait prendre la méthode opposée, et, au lieu de combattre en nous une exubérance de forces que nous n'avons pas, nous soumettre à un régime d'air libre, d'alimentation morale, qui nous rendît plus forts.
— Père, lui répondis-je, c'est vous, Tun de nos anciens, qui me parlez ainsi ! Et nos règles si admirables, et toute la sainteté de nos fondateurs !
— Bah! bah! ils étaient de leur temps, ils construisaient pour leur temps. Pouvaient-ils deviner le nôtre? Voulez-vous mettre dans la cage 4e fer le doux agneau comme le lion i^ocel
PAR l'abbé ♦** 145
Le bonhomme ne sortait pas de sa comparaison.
Je hasardai ceci:
— Vous ne feriez donc pas un crime à Tun de nos Pères de trouver que le régime artiKciel dans lequel on nous forme pendant dix-sept ans n'arrive pas au but que Ton se propose, et que Ton dépense beaucoup pour n'obtenir que de maigres résultats?
— Non, certes, mon bon petit Père, je ne lui en ferais pas un crime; je l'ai dit bien des fois à notre Général. Il prend tout cela en riant: — Père Mazzonelli, me dit- il, vous êtes un novateur. Je vais vous dénoncer à la très-sainte Inquisition. C'est-à-dire que, n'ayant rien à me^ répondre, sachant très-bien que tout ce vieux régime artificiel et barbare n'aboutit qu'à torturer les âmes et à affaiblir les caractères, . il se sent trop vieux pour remettre les choses sur un pied plus raisonnable. Nais croyez bien qu'il pense comme moi.
— Vous m'étonnez, Père!
— Mon Dieu! je vous dis cela, parce que je crois vous avoir deviné, bon petit Père; vous sentez que vos dix-sept ans de captivité ne vous ont pas apjuis à vous frrvir de vos ailes, Oh vous a emmaillotté si longtemps que vous ne savez plus comment il faudra vous y prendre pour marcher dans la vie, d'ici à quelques jours, où, devenu profès, vous aurez à marcher tout seul.
146 LE JBWITB PAH lUibÉ ***
— C'esl précisémeot cela, Père. Vous lisez donc dans les cœors; tous êtes donc proplièie?
— Prophète à bon compte! Croyez biea que ce fatras de prescriptions compliquées pour faire de TOUS, mes pauvres enfants, des hommes 4e Dieu capables de procurer sa gloire et celle 4e l'Ordre dans le monde, est une ancienne méca* nique usée. Elle ne tous va plus. C'est à peu près comme si, pour faire un bon et honnête carabinier de, l'armée pontificale, vous vouliez le barder de fer et lui donner la eotte de maille, les brassards et les cuissards des efaevaliers du tefiips de la croisade. Hein! le pauvre homme! <|uelle figure il ferait, dites donc !