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Schola afectûs.
(Suite.)
El le Père riait naïvement.
— J'ai ?u beaucoup de choses, continua-t-ii. On a beau dire! tout est changé autour de nous. A des hommes nouveaux de nouvelles méthodes 1 Un peu de réflexion m'a appris cela. Je, ne suis maintenant qu'un pauvre vieillard. Notre très-révérend fait bien de se moquer de moi; mais je sais ce que je sais. Il faudra bien en venir là, voyez-vous! 11 faudra bien changer; et le sint aicut sunt^ aiU non aint^ est plutôt d'un entêté que d'un sage.
Pour vous, bon petit Père, rassurez- vous ! Plus d'air abattu, contrit et humilié. Vous n'avez pas volé le trésor de la très-sainte madone de Lorette?
— Oh! non, Père.
— Vous n'avez pas joué du couteau, comme on le fait si gaiement au Transtçvere?
— Pas le moins du monde.
— Vous n'avez pas la prétention d'emporter dans votre poche le dôme de Michel-Ange?
— Encore moins!
— Eh bien! vous avez été édifiant, doux et sage. Ne vous tourmentez de rien. Vous nous quitterez, dans deux ou trois mois, pour aller en France, vous livrer à la prédication; c'est du moins ce que j'entends dire que l'on veut faire de vous. Secouez donc bien la poussière de nos classes; débarrassez - vous des langes du Oesii. Oubliez! oubliez! Vous prendrez l'air des champs; comme l'enfant que Ton sort du maillot, vos membres retrouveront de l'élasticité; au lieu du bâton desséché, vous serez l'arbre jeune et vigoureux qui poussera feuilles et donnera fleurs et fruits; au lieu du cadavre, vous serez l'âme vivante et libre qui fera le bien.
Croyez*en un pauvre homme qui touche à sa fin , et qui fait peut-être en ce moment la dernière bonne action de sa vie; laissez la purgor tivBy et Vtlluminaiive, et Punitive dans le» bouquins de notre vieux Père saint Ignace, et allez à Dieu avec la simplicité du cœur. J'ai eo les mêmes ennuis que vous, })endant ces longues années de probation et d'exercice. Une fois profès» je fus envoyé dans l'une de nos maisons où j'avais ma tâche de chaque jour» le me mis^à cette