‹ Le jeu de l'amour et de la mortChapitre 20 sur 50 · LS · texte numérisé non relu

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2RReRReRReRRerreeeereerre/ ET DE LA MORT 69 CRRRRRRREERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRerRRe

Buzot… Mais aux papiers sur le corps, on a vu : c'est Vallée.

Malheureux!

DENIS

Ne les plaignez pas trop! Ils ont trouvé moyen d'échapper à la guillotine, où, la semaine dernière, Barbaroux et Guadet leurs amis, sont

montés.

LODOISKA Oui. Mais ce qu'ils ont dà souffrir, avant!

HORACE

Après, lout est de même...

DENIS

Cela devait finir ainsi. Cette folle révolte.

CHLORIS

Vous les approuviez naguère.

DENIS

Jamais !

CHLORIS

Je vous ai entendu dire.

DENIS

Jamais!

CHLORIS

Vous les admiriez tous,

R/SCT/T DE C/2/2/2/2/8/28/2/2/2/2/8/2/2/2/2/2/8/2/2/2/8/2/2/à ET DE LA MORT 71 LODOISKA Silence, petite fille!

(Un court silence.)

RE Vars foussdnt. pes % Lars TRE fon Fe SL On les croyait plus forts. Pourquoi se révolter, quand on est les plus

faibles à

(Un silence. Sophie a découvert son visage et demeure immobile, dans son fauteuil, regardant devant elle, l'émotion refoulée, avec un sourire machinal et glacé.)

Le pauvre petit V’allée! Il n'avait pas trente ans!

LODOISKA

l'ai dansé avec lui, au printemps

de l’autre année. Il était aussi de

vos amis, Sophie...

(Sophie ne répond ni ne bouge. Lodoïska, trop excitée pour le remarquer, continue. )

LODOISKA

Un si charmant danseur !

CHLORIS

Et comne il disait bien les vers de Monsieur Florian! |

LODOISKA

Îl était brave aussi. Je le vois à la tête de son bataillon de fédérés, défilant, cheveux au vent, après l'assaut donné au château des

\ Tuileries.

BRL LR RERO"

ETIDE LA MORT … : 73

III IITITITIIIIITITIITITITITITIITIS CHLORIS

On se faisait une fête d'aller

le voir parler à la tribune de

l’Assemblée.

HORACE

Îl était sarcastique et violent. Il avait de ces mots d’une malice cruelle qui, derrière ses besicles, faisait clignoter de rage Robespierre. Quand il apostrophait l'un de ses ennemis, les tribunes et la salle bouillaient de rires et hurlaient, sous le jet.

LODOISKA Moi, je regardais ses lèvres.

HORACE Lodoïsha, je suis jaloux.

DENIS Jaloux à De ses lèvres arrachées ?

Ah! l'horreur! Mais pourquoi, mais pourquoi est-il allé se brûler au feu de la politique!

HORACE

On a son ambition.

LODOISKA Aimer ne vaut-il pas mieux ?

HORACE , On veut sauver la patrie.

LODOISKA Je veux que tu me sauves d’abordl!.….

Îl faut sauver ce qu'on aime.

&/e/2/2/8/e/e/2/2/e/2/2/2/2/2 @/©/Q/2/@/8/@/2/0/2/Q/0/@0/e/2/0/2/0/E ET DE LA MORT 75

DENIS

D'abord, il faut se sauver soimême...

(Ils se récrient.)

Oui, vous vous récriez!… Vous verrez, jeunes gens, quand vous serez à mon âge! L'ambition et l'amour, c’est beau, mais ça s’en va.

Ce qui reste jusqu'au bout, c’est soi-même. ÆEt pour le conserver, c'est une sacrée affaire!

HORACE

Oui, réussir à vivre est devenu, de nos jours, un métier difhcile.

De l'apprendre, nous autres, nous n'aurons pas le temps.

RARE RRRRRAEeRLeR 76 LE JEU DE L'AMOUR

CHLORIS

Mais je le veux, moi, je le veux!

(à Denis) Vous m'apprendrez le secret.

DENIS C'est d'être indifférent. Voir

mourir ou mourir, mon enfant, il faut choisir.

CHLORIS

Je ne veux pas mourir!

(Le petit groupe : Chloris, Denis, Horace, s’est écarté; causant et riant — déjà! — Reste seule près de Sophie, Lodoïska. Les deux femmes se trouvent dans le coin du salon, abrité des regards du jardin, entre le bureau et la rampe.)

LODOISKA

Sophie la silencieuse, vous nous laissez parler, parler, nous agiter.

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