‹ Le jeu de l'amour et de la mortChapitre 26 sur 50 · EL · texte numérisé non relu

EL

AAA LA AA AAA AATASAALALALLAA AAA AAA ET DE LA MORT 113 DAVARALARRRALARATARERRARRLRLLLLRLT

VALLÉE

Moi, je n'ai plus besoin d'eux. Je n'ai besoin que de vous.

SOPHIE

Vallée, je vous en supplie! Ne sacrifiez pas votre vie! Cherchons où vous cacher, el comment vous pourrez fuir!

VALLÉE

Fuir! Vous vous imaginez que je vais me remettre à fuir? Vous croyez que l'on peut recommencer l'épreuve par où je viens de passer ? Ces cinq mois d’agonie ! La raison et les forces humaines n’y sufhraient pas. On ne peut sans une foi, comme celle qui

m'illuminait quand je venais vers vous. Qu'est-ce qui me souttendrait en m'éloignant de vous à

SOPHIE, passionnément.

Moi!

VALLÉE Vous 2

SOPHIE

Mhoil... Mon amour!

VALLÉE , se levant.

Ton amour à

SOPHIE

Je ne pourrais plus vivre, si vous

ne viviez plus!

ET DE LA MORT 115 eRRR/RR/2RR/8R 2 R2R/RRrRr/R2R2/828882/R2/8R/82822

Tu m'aimes donc! Tu m'aimes!

SOPHIE

Vous le savez. Pourquoi m'avezvous forcée à vous le dire à

VALLÉE Tu l'as dit! Dis-le encorel

SOPHIE

Je ne dois pas.

VALLÉE Tu le dois. Redis-lel

SOPHIE

Je t’'aimel (Ils s’étreignent.)

VALLÉE

Tes lèvres! Ahl me désaltérer enfin à leur sourcel… Reste! Ne t'éloigne pas! N’aie pas dégoût de moil Pardonne à ma misère, à mes habits sordides, mes mains, mes pieds.

boueux, mon corps qui sent la sueur et la poussière ! J'ai honte l!..

SOPHIE

Pre e) . À 2 Je t'aime, j'aime ta misère, j'aime jusqu’à la poussière de tes mains et la boue de tes pieds!

(Elle s'incline pour baiser ses mains et ses vêtements.)

VALLÉE

(la retient, lui relève la tête avec ses mains, plonge ses yeux dans les yeux de Sophie, qui s abandonne, suspendue à son regard. Après un silence passionné :)

RADAR e ET DE LA MORT 117 RCE PAR A/PPRAPAPRR/RR/E/E/E È ÈR/ÈSR//ESES 2/2 /E/S : Ah! que la vie est belle! Je vivrai maintenant. Je le veux. Îls ne RÉET SR Er m'auront pas! Si j'ai pu, quand SR 9 j'élais seul, traverser un monde d'en-

nemis, que ne braverais-je pas, maintenant que je t'emporte !.… Écoute ce que nous allons faire! Il Fest facile de me procurer un faux passeport et un déguisement, une carmagnole jacobite. Je prends la voiture publique, qui mène de Paris à Dôle. De là, je vais à pied; je connais les chemins qui, par les hauts plateaux, conduisent à la frontière.

Avant de la franchir, je trouve pour quelques jours un abri dans une hutte de bûcherons. Une semaine après, tu t’échappes de Paris, et tu

viens me rejoindre dans l'asile que je le désignerai. Cinq ou six lieues à pied. Les routes sont sous la neige.

Mais tu ne crains pas la marche.

Nous gravissons ensemble les pentes du Jura. Du semmet, nous voyons la terre libre, la Suisse. Quelques heures encore, el nous sommes sauvés.

SOPHIE

(emportée par le torrent de cette volonté, mais essayant de se reprendre.)

Nous 3 Moi 2... Moi, vous suivre à

VALLEE

Puisque tu es à moi!

SOPHIE, gémissante.

Je ne peux pas! Je ne peux pas

DD /D//8 d/0/0/8/0/0/0/8/0/2/@/@

Si tu le veux, tu peux.

SOPHIE

Je ne peux pas!

VALLÉE Qui te tient ?

SOPHIE Mon devoir.

VALLÉE, amèrement.

Le devoir! Dans ce monde sinistre, ce mot ne sert qu'à tuer. C’est en son nom que le grand Hypocrite, le chafouin d'Arras, égorge ses rivaux, et que la lâcheté des amis livre les

amis au bourreau. Le devoir! Quel abus insensé nous tous avons fait de ce mot de mensonge! Regarde-moi en face! La seule vérité, elle est là, dans nos yeux. Toi et moi.

Je vois aussi mon mari. Il est Agé, il m'aime, il a confiance en moi. De le quitter, je serais coupable.

VALLÉE Coupable, tu le fus, de l’épouser.

C'est un crime de lier les jeunes corps aux vieux. Tu ne lui as que trop donné. J'en veux à son égoïsme de l'avoir accepté. Va, ne le plains pas! Il peut vivre sans toi. Il a sa

D/O0/2/ V2 LR RE TQRDRLLR RRQ RR 022 0rr2/%

ET DE LA MORT 121 QR/R/R2RALARRA VER LR RAR LR RP science, sa gloire, son orgueil, et l'amitié des tyrans. Qu’es-tu de plus dans sa vie qu'un fruit, qu’il ne peut même plus cueillir ?

SOPHIE

Je me suis donnée à lui, donnée, de ma volonté. Puis-je me reprendre, maintenant, sans me mépriser à

VALLÉE

Méprise-toi! En une heure comme celle-ci, que compte le mépris?

Autour de nous, tout meurt, tout est détruit, tous les liens et les lois qui tenaient la société des hommes, le respect du malheur, la bonne foi, la bonté, tout. Dans les ruines,

. seul luit encore l'amour. Et tout le resle est nuit. |

SOPHIE

(les deux mains sur ses seins, à mi-voix, et brûlant d'une exlase intérieure.)

O lumièrel

VALLÉE

(l'entoure de ses bras.)

Tu me suivras 2

(Sophie, sans regarder Vallée, reste dans la même pose extatique, sans répondre.)

VALLÉE, impérieux.

Réponds! Tu me suis 2...

(Sophie tourne lentement vers Vallée son visage illuminé d'amour, les mains jointes dont les doigts effleurent de leurs extrémités ses lèvres entr'ouvertes,

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