À droite : Une porte fait face à celle de la
paroi de gauche, qui est près du jardin. Quand elle est ouverte, on aperçoit la cage d'un essalisr qui tourne, un coin de palier, les premières marches qui descendent au rez-de-chaussée sur la rue. En face de la cheminée de marbre, une fenêtre donne sur la rue. À droite et à gauche de cette fenêtre, deux grands portraits XVII siècle représentent le maître et la maîtresse de la maison: celle-ci à l’âge de vinzt ans, en allégorie mythologique et pastorale; celui-là, à la Diderot, en costume d'intérieur, le cou nu, un fichu autour de la lêle, au travail, s'adresse à un auditoire absent. Ils semblent faire société avec le buste de Voltaire, qui sourit sur la cheminée d’en face. Un grand clavecin, au-dessous du portrait de madame de Courvoisier (celui des deux portraits le plus rap#oché de la rampe), . ménage un autre abri pour causer, à l'écart.
L'impression générale est d’un milieu raffiné, de haut style, habitué au luxe, avec des traces visibles de gêne, de désordre et de délabrement. La cheminée monumentale est vide : on y allumera, à la fin, un feu misérable. Le bureau et la table sont encombrés de papiers, au milieu desquels on voit des tasses de café. Le lustre est dégarni. Un seul flambeau servira tout à l'heure à éclairer la scène.