CONVENTIONS DU DUEL
Ces violations peuvent être de nature et de gravité bien différentes.
Dans certains cas, les témoins devront arrêter immédiatement le combat et dresser procès-verbal.
Voyons rapidement les diverses incorrections qui peuvent se produire.
Pendant le combat, il est permis de sauter de côté, de faire des mouvements tournants, pour gagner un terrain, un' jour plus favorable, qui se trouvera légitimement conquis.
Il est permis de rompre assez loin et
• assez longtemps; souvent d'ailleurs, ce sera une sorte de tactique destinée à donner à l'adversaire un excès de confiance.
Tout en rompant, il faut, bien entendu, soutenir suffisamment le combat et ne pas faire une sorte de fuite .C'est affaire d'appréciation aux témoins. Nous avons déjà dit, au surplus, que si un adversaire lâche .trop le combat, ils pourront d'abord
. l'avertir, puis, s'il continue, interposer un obstacle quelconque ou fixer une limite pour arrêter sa fuite.
Ils le préviennent lorsqu'il arrive en rompant auprès de cet obstacle ou de cette limite. S'il se dérobe de nouveau, au delà ou en côté du terme fixé, les témoins , doivent arrêter définitivement le combat et dresser procès-verbal.
Si les adversaires parlent sous les armes, le directeur du combat les avertit, interrompt au besoin le combat, pour adresser une réprimande. En cas de récidive, malgré ses observations, il appréciera avec les autres témoins s'il ne doit pas arrêter le combat.
Cette dernière solution s'impose lorsqu'un combattant commet un grave refus d'obéissance aux témoins, lorsqu'il veut s'opposer à leur intervention légitime.
Il en sera de même si un combattant se
met à insulter son adversaire ou un des témoins, à plus forte raison s'il veut se livrer à des voies de fait.
Il faut alors couper court à l'affaire et dresser procès-verbal.