BLESSURE
Le directeur du combat et les autres témoins doivent surveiller les mouvements des épées de façon à s'apercevoir immédiatement de tout coup ayant touché.
Sans attendre que le sang paraisse, ce qui souvent serait trop long, il faut arrêter le combat, dès qu'un coup d'épée a traversé la chemise ou le pantalon, afin de vérifier aussitôt s'il a pénétré.
Les combattants n'ont qu'à prendre les devants pour faire connaître qu'il y a eu blessure.
Les médecins s'approchent, examinent la blessure ou les blessures reçues par un combattant ou par tous deux. Lorsqu'un seul est blessé, un témoin vs^ près de son adversaire et lui recommande au besoin de se tenir à quelques pas en gardant le silence.
La blessure entraîne tantôt la fin du combat, tantôt une simple interruption.
Si la blessure est légère et ne donne pas trop de désavantage au blessé, le combat pourra recommencer, sur l'avis des médecins, et si les conventions du procès-verbal ne s'y opposent pas.
fin général, avons-nous dit, le procès-
COJ>îSEILS AUX TÉMOINS. 25a
verbal porte qu'on se battra jusqu'à impossibilité de continuer. Les médecins sont juges de cette impossibilité ; adversaires et témoins doivent insister près d'eux pour qu'ils n'arrêtent pas le combat de parti pris à la moindre blessure.