‹ Le jeu de lʹépéeChapitre 6 sur 27 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

tomba; maïs il se releva sur-le-champ et enfonçant le doigt dans sa blessure, il dit froidement à ses témoins le mot de Villacourt, puis il cria à de Pindray qui s'éloignait déjà : Attendez mon feu, Monsieur! »

De Pindray se remit en place et attendit immobile. Lemaire tira et manqua. Mon père qui était ami de Lemaire m'a conté cent fois l'anecdote.

Revenons à l'épée. Les duels entre maitres d'armes à cette époque étaient assez fréquents. Les plus célèbres sont ceux de Lafaugère et de Bertrand, puis de Bertrand et de Lozès. Chose curieuse, on n'est pas fixé sur le résultat de la première de ces rencontres. D'après M. Legouvé qui dit le tenir d'un témoin oculaire, Bertt'and au- • rait eu l'avantage ; son épée aurait traversé le bras et la poitrine de Lafaugère. D'après d'autres récits émanant de professeurs en situation d'être aussi bien renseignés, c'est, au contraire, Bertrand qui fut blessé.

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