‹ Le jeûne eucharistique [microform]Chapitre 4 sur 5 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le jeûne eucharistique, tel qu'il est aujourd’hui observé par tout l'univers catholique, s’est donc introdut dans l'Eglise, sous l’action du Saint-Esprit, dès les temps apostoliques. Expression logique du respect des fidèles à l'égard du Très Saint-Sacrement, il existait à l’état de coutume à peu près universelle aux premiers siècles. Les exceptions locales et les dérogations tolérées quelque temps finirent par céder, et l'autorité suprême de l'Eglise a finalement sanctionné, comme un précepte grave de sa nature, l’usage maintenant vingt fois séculaire de toute la chrétienté,

Toutefois, eu applicatio: du priucipe que les sacrements ont été institués pour les hommes et en leur faveur: ‘* SACRAMENTA PROPTER HOMINES ‘, une même autorité suprême a fait à cette loi des exceptions justifiées, non seulement d'un côté par l'honneur dû à l’intégrité du sacrifice ou à ln sainteté du sacrement de l'Eucharistie, mais encore, d'un autre côté, par les besoins spirituels d’une certaine classe, les moribonds, les malades et les infirmes, que l'obligation rigoureuse du jeûne eucharistique priverait, à leur grand détriment, du bonheur de recevoir la Sainte. Sucharistie elle-même,

Est-il vrai qu'un certain nombre de personnes, très pieuses et parfaitement intentionnées, souhaiteraient voir abroger ou notablement mitiger la loi du jeûne eucharistique et qu'il se prépare des pétitions dans ce but?

Il nous semble, après les notes que nous venons de grouper sur ce sujet, que l'Eglise, sur des demi2des motivées par de prétendues nécessités physiques, ou des exigences sociales soi disant inconnues de nos devanciers, ne modifierait Pas sans beaucoup de difficulté, d'une façon substantielle, une coutume remontant aux premiers âges, et qui de tout temps, a procuré la gloire de NotreSeigneur, et le bien des âmes.

11 y a lieu de croire qu'à des démarches de ce genre, Saint Augustin fournirait la première réponse et qu’on

redirait après lui, sous forme de fin de non recevoir :

** PLACUrr SPIRITUI SANCTO ur IN HONOREM TAN®I SA- CRAMENTI IN OS CHRISTIANI PRIUS DOMINICUM CORPUS INTRARET QUAM CETERI CIBI. *’.

Cependant il demeure toujours certain que le Pape, mais le Pape seul, peut dispenser en pareille matière et en conséquence nous ne devons rien préjuger.

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