CONVENANCES
Les convenances du jeûne eucharistique se trouvent très clairement marquées dans les Passages des théologiens, des conciles, des docteurs et des pères de l'Eglise cités plus hant.
Pour en saisir toute la force et l'a-propos, il fant
rappeler ce qui constitue l'essence du jeûne eucharistique. 11 ne consiste pas en ce que l'on soit à jeûn depuis un temps plus ou moins long, mais bien en ce que,durunt le même jour, la nourriture eucharistique soit prise avant tout autre aliment. 11 ne s’agit pas davantage de faire un rapprochement entre le jeûne de pénitencr et le jeûne eucharistique, pour appliquer à celui-ci les règles de celui-là, en disant par exemple que le seul liquide, ou qu'une petite quantité de solide ne détruit pas le jeûne. Pour l’Eucharistie il n'y a pas de question de qualité ou de quantité. C'est absolu. 11 faut n'avoir rien pris.
“est done que, dans l'esprit de la loi, c’est-à-dire. dans l'esprit de l'Eglise, la Saintc-Eucharistie doit être la première nourriture. Et cela par respect pour le Saint-Sacrement, pour donner à la communion la signification mystique complète, parce que l’Eucharistie devient, en même temps que le signe et l'instrument de l’union de tout notre être avec Jésus- Christ, le signe et l'instrument de la résurrection glorieuse de notre corps.
En communiant, on reçoit le bon Dieu; le sens catholique, guidé par l’Esprit-Saint, a dès le principe compris que. en soi et dans l'ordre ordinaire des choses. il y aurait inconvenance à se repaître d'aliments matériels et grossiers, avant de recevoir le pain des anges, le pain de résurrection et de vie éternelle. (Sainé Thomas, Sec. Sec. À. 80, Art. 8.).
Et ceci a tellement pénétré la mentalité catholique, que tous s’y sont toujours et partout prêtés, même au
prix des plus grandes fatigues et des plus généreux sacrifices
Les missionnaires de tous les temps et dans tous les pays, obligés de faire de longs et pénibles voyages, ne se posaient même pas la quéstion, ils restaient à jeun; de même pour leurs fidèles, et nous avons eu, chez nos sauvages, des exemples admirables qui ont été rappelés au cours du Congrès Eucharistique de Montréal.