‹ Le Jeune Henri, suivi de La colombe [microforme]Chapitre 16 sur 27 · Qui, c'est elle, s’écria le comte, il: ncisilss la · texte numérisé non relu

Qui, c'est elle, s’écria le comte, il: ncisilss la

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— Dans celte maison, répondit Ambroise.

— Comment! ici, dans cette maison, si près de moi ! s’écria le comte en se levant si brusquement, qu’il renversa son siège. Et pourquoi ne me disaislu pas cela tout de suite, vieux père ? Je t’en prie, conduis-moi bien vite auprès de lui.”

Le père Ambroise prit la lumière, et le comte le suivit dans la chambre, auprès du lit de son fils. L'enfant dormait d’un sommeil paisible, l’innocence était peinte sur son visage. Il était beau comme un ange, Le comte ne pouvait se lasser de le contempler en versant des larmes d’attendrissement. “Oh! comme il est charmant! comme il est grandi et embelli! ma boune et tendre épouse ! ce n'est qu'à présent que je conçois le sens de les lettres ; et combien je dois te savoir gré pour le soin que tu as pris de m'épargner un désespoir qui aurait étésans bornes ! ... Henri, mon cher Henri, . . s’écria-t-il à haute voix en prenant la main de l'enfant et en l'embrassant avec tendresse, réveilletoi, regarde ton père : le voilà, c’est moi.” Le petit Henri se frottait les yeux ; il regardait le comte d’un air étonné, et avait bien de la peine à tenir ouverts ses yeux encore endormis. “ C'est toi, ditil enfin avec un aimable sourire. Ah! bonjour, mon cher papa ; et maman est-elle aussi avec toi?” Le

comte prit l’enfant dans ses bras, et lui prodigua

les plus vives caresses en versant des larmes déliieuses F4 É

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#: C'est la Providence qui t'a sauvé, Ô mon cher fils ! lui dit-il ; je ne puis asses remercier Dieu de t'avoir rendu à ma tendresse. O respectable vieillacd, que d'obligations je vous ai! Toute ma fortune ne pourrait suffire à vous récompenser dignement de tout ce que vous avez fait pour mon fils.”

Pendant que tout ceci se passait, Marguerite était aussi entrée dans la cha:nbre ; mais, quoique fort aise de ce qui venait d'arriver, elle se tint timidement à l'écart. Le comte, en l’apercevant, la fit approcher, lui tendit amicalement la main, et l’encouragea par des parolee de bienveillance. ‘ Quant aux brigands, s’écria-t-il avec indignation, je veux qu'ils reçoivent la juste punition de leurs crimes ! ” A ces mots, il ordonna aux hommes les plüs intrépides de sa suite d'aller traquer les voleurs, de les arrêter, et de les conduire bien enchaînés au château de la Rochêne. Ensuite il continua de causer avec son fils ; et il aurait passé toute la nuit dans cet agréable entretien, si le père Ambroise n’eût représenté que tout le monde avait besoin de dormir, afin d’être plus en état de continuer la route, et d'arriver le lendemain de bonne heure à la Rochène.

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