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jeune homme est intérieurement travaillé d'un immense désir de jouir; il se fatigue, il s'épuise à la recherche du bonheur. Or, il faut le proclamer hautement, la culture des lettres, c’est la plus douce, c'est la plus intime jouissance que la vie de ce monde puisse donner!....
Je ne saurais mieux développer cette pensée que par le beau passage de Cicéron.
Evoquer ce souvenir classique rappellera, je n’en doute pas, toute une série d'années pleines de charmes, de fraîcheur et de suavité, pour les uns encore sur le seuil du passé, mais pour d’autres s’enfonçant de plus en plus et toujours parfumées dans un profond lointain.—* Les lettres servent de “ nourriture à la jeunesse, de récréa- “tion à la vieillesse, d'ornement dans “la prospérité, d'asile et de consolation “ dans l’adversité ; elles divertissent à la
“ maison, n’embarrassent point au dehors,
cravaillé fatigue, Ir. Or, culture la plus monde
* cette icéron.
ellera, années et de uil du nt de ns un
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FCrÉa-
dans
“ nous accompagnent jour et nuit, voyagent
“et vont à la campagne avec nous, elles
“ chassent les chagrins et les dégoûts dela | | “vie. ” — Les lettres ont consolé de |
grandes infortunes : Xénophon exilé de
sa patrie, après avoir ramené dix mille
Grecs ; Scipion l'Africain, lassé des calom- !
nies des Romains ; Cicéron, éloigné des
honneurs de la république ; Napoléon le
Grand, relégué à Ste-Hélène. Les lettres
sont un bienfait de cette sagesse suprême
qui gouverne le monde ; comme le soleil,
elles éclairent, elles échauffent, elles réjouis-
sent et vivifient. Filles du Ciel, descen-
dues sur la terre pour couvrir de fleurs les
maux de l'humanité, elles procurent à tous
ceux qui les cultivent des plaisirs purs, de
suaves jouissances. E
| Tout ce qui précède est plus que suffsant, ce me semble, pour exciter en vous
surtout, Messieurs les membres du cercle +
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