‹ Le jeune Latour [microforme]Chapitre 27 sur 34 · SCENE IT · texte numérisé non relu

SCENE IT

Le pere ET Rocer.

Le PERE.

O Roger, ; je t'imploro, £Éÿpargne-moi l'horreur de combattre mun fis. RoGer

Mon père, mes tourmens ne sont donc pas finis ? Sije perds mon honneur vous en serez la Cause

Le Pere, Je veux tout obtenir, et je ne me repose Que lorsque j'aurai vu couronner mes combats.

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aucer, me surendre, entendre lo on !

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Rocer.

A vos premiers projets vous ne renoncez pas ! O mon pére s’il faut que je vous sacrifie

Un bien qui m'est plus cher que celui de la vie., Je n’en ai pas le droit.

LE Per.

Mais quel est donc ce bien ?

Rocgr.

C'est mon devoir, Le pere.

Quoi donc! pour toije ne suis rie RoGer.

Oui, vous êtes pour moi tout apré . LE PERE.

mande, est-ce une perfidie ?

Rocer.

J'enfreindrais les sermens que j’ai faits à mon roi, Auprès de mon pays je trahirais ma foi.

Le Pere, Qu'en résulterait.il ? une légère offense, Rocer.

La fureur, des remords, la peur de Ja vengeance Le cri de mon honneur, le désespoir enfin.

LE PERE, Non, livre moi ce fort, livre moi ce terre:n, C'est tout ce que je veux.

Rocer.

O désir trop funeste !

Vous allez me ravir tout l’espoir qui me reste. LE PERE, est-ce un si grand malheur 1?

RocEr, Vous le livrer, serait vous livrer mon honreur. Ce sol n’est Pas à moi, mais ilest à Ja France, ouis en est Le maîtie, et j'en ai {a défense. Le Pere.

L’honneur ! c’est un vain nom que la Jangue des [rois Se plait à répêter pour soutenir leurs droits Contre ceux qu’établit l’a uteur de la nature Ô vertu filiale, et si noble et si pure !

RoGER.

Mon père, écoutez-moi : le tems Je veux vous dire encor mes raisons et mes vœux, S'il est vrai qu’a ujourd'hui votre cœur me chérisee, 8 moi n’exigez pas un gi grand sacrifice,

Sina patrie, Ce que je te de

Roger, perdre ce Ca

est précieux,

Pour défendre ce sol contre des étrangers,

L'on a vu les Français aTronter les dangers, Niles fers, nila mort n'ébranlaient leur courage. au rivage, 4x combattang rir “ontens.

leur vie nme une autre patrie.

Et moi j'irais, mon père, abjurant la pui leur, Et de ces fils de Mars indigne successeur, Sans respect pour mon nou, jiraisternir la &tiachée à ce Cap por plus d’une victoire ?

out ici parle d'eux : je regarde ce fort, C2 remparts, ces maisons, Ces murailles, ce port Où pour votre malheur vos vaisseaux abordérent, Ces vastes bâtimens, ces champs qu’ils défriche- [rent :

Mon nère, ce sont la les fruits de leurs labeurs. Pourrais je. dites-moi, mépriser leurs s'eu's Au point de les offrir moi-mên? à l'Angleterre ? Puis-je dire aux Anglais : occupez cette terre, C'est-moi qui la gouverne, et j> puis voluntiers Moi-mêmne en enricuir des peuples étrangers | Que diriez-vous, héros de la Nouvelle France ? Ah! vos mânes sanglants demanderaient ver geancé Ta frémirais de rage, honneur d2 St. Malo, Cartier, toi qui jadis arboras ton drapeau, Lo vieux drapeau français sur ceits Vasic pla Après avoir bravé les Antans et l'orage.

La Roche, au haut du ciel, en voyant ce forfait, Lu gémirais aussi, ton cœur s'attristerait oi pour qui notre sol offrait de si grands charmes Qu'à son seal souvenir tu répandais des larmes ! lt toi surtout, Champlain, dont les soins paternels Naguère protégealent nos Murs et nos autels ? Pour defendre Québec ton bras prenait la flamme, Et le courage alors bouillonnait dans ton âme Et s'il fallait enfin suceccmber sous les coups, Tu cherchas pour ta ville un destin noble et doux. L'on ne L’athra point par quelque vile amorce, Tamais tu n'as cédé que vaincu par la force.

Jui

Hèros de mon pays, je veux suivre Vos pas,

Ce Cap,rien n2> pourra l’enlever à mon bras.

Qu'on le prenne de force; alors ma conscience,

Loin de me reprocher mon défaut de vaillance,

Lorsque je gémirai sur Mon propre malheur,

Me rendra témoignage en calmant ma douleur.

(Richard e tre.)

As

Cora

F courare, a7e, ombattang eontens:.

car vie

2 patrie.

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