‹ Le jeune Latour [microforme]Chapitre 32 sur 34 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Focer, seul.

Que je suis malheureux !

Demain je serai mot! jouet de Pintortune !

Ma vie en ce moment me charge, Oui je mourrai, mon cœur ne ne J'ai toujours été juste, et c’est là mon soutien, Dans tous mes procédés je n’ai rien que Et tout ce que j'ai fait je Allons donc, à Roger, faisons face au malheur,

(Pan; kyle rentre avec Rayio:d et les dux Sauvages.) ee ———(} SCENE VIT.

RoGer, PampuyLe, Raymoxyp, Gar VampPux, RoGrer.

miniportune

le ferais encore.

AKONTIIIR

Voussavez, chers ami Je pars, je vais mourir Pour mon roi, pour la Fran [ce, Hélas ! et je combats Pauteur de ma naissance. Mais j’implore pourtant le secours de vos bras, Combats pour mon roi, ne me refusez pas ul je serais trop faible et l’Acadie entière asserait au pouvoir d’une main étrangère, ourriez- vous le souflrir ?

GARAKONTH E.

Le grand Ononthie ces bords a planté son drapeau Corlar n’est point venu : que Corlar se rappelle Qu'en tous tems llroquois ne fut point infidèle. Qu'il apprenne aujourd’hui que notre nation N’aime point qu'on: insulte à sa 0

gloire, à son nom, Les nations pour nous n’ont point forgé de chaînes, Pour nous

änéantir leurs puissances sont vaine Les fléches du combat reposent dans la paix, Mais pour les aiguiser nos marteaux sont tous prêts. WAMpPUN.

Je n'aime point Corlar, Déjà dans ma cabane

Le premier sur

S, Mon trouble et ma douteur;

‘# sauvages urs conseils m'ont toujours paru sa

reproche rien s

l'abl rro Jus IUFTC,

[a porté la mort, J'e niève :rai son crâne, | Je ne souffrirai point qu’on dise à mes enfans : | Vo:re père fuyait devant des combattans.

À mon bras de guerrier pendra sa chevelure ; Et je Luirai son sang pour venger mon injure. PAMPHYLE.

Roger, je veux aussi verser Mon sang pour to', L''ailer à conserver ce pays à ton roi.

Raymond, ce comuandant ct si noble et si biave Ne voudra pas non plus plier comme un estiave. RAYMOND.

Moi, je ne combats point, RoGEr, Qu'entends-je RAYMOND.

Non, Roger, Vous n'êtes qu'un ingrat; l’on peut bien vous juge: Votre cause est injuste, et jamais la victoire Sur un fils si cruel ne portera sa gloire ROGER.

On dirait que d'accord avec mes ennernis, » ciel veut me forcer à trahir mon pays, Mais il n’en sera rien.

GarAkoNTHIE (à Riymond.)

O chef lâche et perfide ; Oui le soleil a vu ta bravoure intrépide, Mais ton honreur dejà commence à se flétrir Et les hommes diront aux siècles à venir :

Kaymond devant Corlar a prosterné sa tête.

RAyMosp.

Marchez donc au combat, marchez, l’armée ext | [uréte.

| Commande-la, Roger, elle va t’obéir, Et pour toi dans la plaine elle saura mourir. Pour moi, je ne veux point périr au sein du er.me. Si d’un malheureux sort tu veux être victime, Marche, tu trouveras de quoi combler tes vœux, Et dans une heure au moins tu joiudras tes aïeux, Mais tu combattras seul.

WaAMpPUN.

Que ton sabre de guerre

lans son fo! Irreau,, CAC ho-le dans “à iurre,

Reste seul dans ce lieu, tandis que nos poignarde Vont aller se plonger dans le flanc ües Corlars.

Insensé, si du moins nous joignons nos anc'res, Nos bras, et.nos poignards n’auront pas été traitres

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