SCÈNE XIII
LES MÊMES , RICOPEAU , une leureà la mai:..
(Continuation de l'air à la deuxième reprise. )
RXCOPEAU , à Dupre.
Je vous ai cherché vainement , Car pour vous j'avais une lettre.
(^Apercevant Nolrville.)
Eh ! mais c'est monsieur justement
Qui m'a dit de vous la remettre.
DUPrÉ , à Noirville.
A moi , monsieur ? elle est de vous ?
NOIRVILLE
Oui , monsieur ; lisez cette lettre.
(A part. ) O destin hizarre et jaloux !
Pour moi voilà bien de tes coups.
, Quoi ! Dupre' , ce Dupré lui-même ,
/ Mon rival !
Et pourtant il faut bien que je l'aime.
C'est égal :
Triomphons d'un amour fatal.
DUPRÉ , à part.
C'est pour moi ! ma surprise est extrême ^
C'est égal :
Je le traitais à l'instant même
De brutal.
L'incident est original.
RICOPEAU , à part.
Cette lettre était bien de lui-même :
C'est égal.
D'où vient donc celte surprise extrême ?
Est-il mal
Avec l'adjoint mtmirip.il .'
DUPRÉ , lisant la lettre.
«Mon ami, penneltez-inoi de vous donner ce lilre.
(Il suspend un instant sa letture, et regarde NoirviUe avec elonuemenl. )
« Je suis le fils du colonel NoIrvUle , dont votre père « sauva la vie... J'ai du crédit, des amis puissans , et je « désire que vous puissiez me mettre à même d'acquitter « la dette sacrée que toute ma famille a contractée envers « vous. »
Vous êtes le fils du colonel Noirville ?
NOIRVILLE
Lui-même j et c'est en invoquant le souvenir de votre père, que je vous conjure d'oublier ce qui s'est passé.
RICOPEAU, à part.
Comment, d'oublier ce qui s'est passé.
DUPRÉ , à part.
C'est égal , je ne m'y fierais pas. . . il a un trop mauvais caractère.