ACTE 1, SCENE II
RICOPEAU.
Kaison déplus... D'ailleui's, les escaliers de la mairie, ne les balaie pas qui veut, Rose... C'est une partie à considérer.
AiB ■ \audeville de la Somnambulle.
Les étages de la mairie ,
Pour qui sait les étudier, Présent'nt l'imag' des degrés de la vie : Quand on arrive , on s'inscrit au premier, Un peu plus tard, on s' marie au deuxième;
Enfin reste un dernier pallier ; Mais celui-là , l'on n'y vient pas soi-même ,
On a descendu l'escalier.
ROSE
Ah ben ! c'est bête; vous êtes philosophe.
RICOPEAU.
Je n'en suis pas plus fier. . . D'ailleurs , tout philosophe que je suis. . . Ah ! (il soupire.)
ROSE
Dieu ! quel soupir?
RICOPEAU.
Ah Rose ! pourquoi le ciel ne nous a-t-il pas fait naître dans la même catégorie sociale !
ROSE
Qu'est-ce que ca veut dire , ça ?
RICOPEAU.
C'est-à-dire, Rose, pourquoi êtes-vous tout bonnement la servante de M. Grivelle?... ou moi, pourquoi suis-je fonctionnaire ?
ROSE
Tout ça , c'est des bêtises ; c'est pour retarder notre mariage.
Air : Je l'aimerai.
C'est uu peu long , Et fvanch'ment ça m'ennuie , D'attend' l'honneur de porter votre nom ; Que 1' dernier ban promptementse publie , Et l'on pourra nous unir pour la vie.