CHAPITRE I Excellence du service de la sainte messe
1. Celui qui a le bonheur de servir la messe doit concevoir une grande estime de l'excellence de cette fonction. A cette fin, il doit demander fréquemment et avec humilité au Dieu qui s’immole sur l'autel, la
grâce de bien comprendre toute la valeur de la sainte messe. Comme cette fonction n'est grande qu'aux yeux de la foi, son importance ne sera bien acquise que par le servant qui s’efforcera de rendre cette vertu de la foi plus forte et plus agissante en son ame. i
2. Aussi le choix que l'on fait d'un enfant pour servir la messe est-il un privilège tout particulier, un honneur sans égal, enfin une source intarissable de bonheur et de grâces, et peut-être un germe de vocation religieuse ou sacerdotale.
J. PRIVILÈGE. — Le service de la messe est un grand pri vilège accordé à un enfant. Autrefois ce sublime ministère n'était confié qu'à des diacres pour la messe chantée, ou des ministres inférieurs mais ecclésiastiques pour la messe basse. Ce n’est que lorsque le nombre des églises rendit plus rare le service des ecclésiastiques que l'Eglise recourut au service de vieillards ou autres chrétiens d'une plété reconnue. Maintenant l'on confie habituellement (du moins en.
\ co pays) cette haute fonction à de jeunes enfants. Mais comprend quo ce. nrivildge ent. d autant plus étonnant 0 l’âge, la science religiense, la piété et la E vité font p défant. De plus, les servants sont Souvent choisis de pré
de messe doit · None récoñhaître ce privilège et en témoign toujours de Ja gratitude à Dieu et au pretre qui l’a admis
4. HONNEUR. — La fonction de servant de messe est d plus un honneur, un très rand hônneur, que des rois, de princes, des empereurs même ont ambitionné. En servan la messe, n'habitest-on bas un' plais royal? Car une: églis fût-elle la plus Pauvre, est, au point de vue de la foi, 1 Palais du Fils de Dieu, Roi des rois... Servir. la messe, n'est ‘€ pas s'entretenir familièrement avec son Souverain. Out Dieu; descend ‘réellement sur l'autel, à chaque messe et per met, a” servant, comme au prêtre, de Converser intiniemen: avec l. 8. 1verain du ciel et de la terre qui s’y immole bout le bien 1 ses plus humbles sujets. L’autel est done véritablement le trône sur lequel 11 siège Continuellement. Les anges l'entourent et, prosternés aux pieds du Dieu caché, l'adofent en tremblant. Le servant peut se Coûfondre avec ces ministres ‘angéliques et, s’unissant à eux, offrir pour Jui et pour toute sa famille, les mêmes -adorations et. les mêmes actions de grâce. Oh! comme cette sublime fonction de servant de messe Surpasse toutes les dignités de la terre!
ce, changés au corps et an Sang adorables de Jésus-Christ ? Et lorsque le pretre, apres avoir fait à Dieu l'offrande du pala et du vin qui deviendront le corps et le sang de son divin Fils, demandera aux pieux Assistants d'unir leur prière à la sienne, en leur disant: (Orate, Fratrés,,,) « Priez, mes