SCÈNE VI
TO.M, seul, regardant sortir betzy.
Est-elle gentille! Voilà une femme qui vaut toutes les grande dames de l'Angleterre. Quels yeux ! quels pieds ! quelles mains!... quelle taille!... et quel cœur!... un cœur ü'or!... juste ce qu'il faut à un orfèvre. (Apercevant récrin sur la table.) Allons! bien! voilà noti-e niaîire qui a laissé son éciiu tout ouvert à la discrétion du premier venu... comme si c’était du strass ou du similor... ! une parure de quatre mille'guinées!... (Il .se met à frotter les bijoux de l'i nin.) Mais,avec lui, les diamants ça ne coûte rien : — « Coui s chez le lapidaire... va me chercher des perles, des rubis, des émeraudes. » — Et moi je tr otte... Le lapidair e, qui nous sait d'iion notes gens, donne scs pieii’es à crédit; et l’on nous paye... Dieu sait quand!... Mais, ma foi, pour cet écrin-là, j’ai accepté les avances de la duchesse... Maître Bernard serait furieux s’il savait ça... Il dit que ça n’est pas ani.'te! Oui! soyez donc artiste avec des pratiques comme ce beau seigneur gascon, arrivé depuis trois mois à Londres... ce vicomte... d’Estougnac... d’Eslignac... qui ne parle que de ses châteaux en gnac, et qui nous doit pour trois cents livres sterling de bijoux... Tiens... ce que c'est que d’y songer... le voilà !
LE JOAILLIER DE SAINT-JAMES