‹ Le joaillier de SaintJames opera comique en trois actesChapitre 18 sur 82 · TOM , LE VICOMTE D’ESBIGNAC · texte numérisé non relu

TOM , LE VICOMTE D’ESBIGNAC

LF. vicoMTK, entrant.

Holà! quelqu’un! .«andis! N'y a-t-il donc pas une Ame dans ce magasin !

TOM , sans se déranger.

L’Ame... la v’Ià!... avec un corps tout prêt à vous répondre...

LE VICOMTE

Ah! c’est toi, petit Torn!... Eh! bonjour, mon garçon !... toujours frais et dispos comme un des vassaux de ma seigneurie de Cressensac!... le plus beau fief de toute la Gascogne.

TOM , O part.

Allons, bon! v’ià les gnac qui commencent!

LE VICOMTE

Et que fait ton gentil maître, notre habile orfèvre?... Je l’aime moi, ce Florentin !... Il a du goût, de l’adresse; ei ses joyaux m’ont fait faire plus de coMquêles qu’il n’y a de croneaux à mon vieux castel de Tolbiac...

TOM

A propos de joyaux, monsieur le vicomte d’E.sbroufl'jc...

U'Esbignac, bélître!...

TOM

D'Escrignac... soit!... nous avons toujours un petit compte à régler ensemble...

LE VICOMTE

Eh ! mordié ! mon garçon ! je le sais bien... je le fais exprès... par amitié pour ce bon Bernard... ça me ramène cher. lui... autrement, je changerais d’orfévre comme de maîtresse... Mais je le porte dans mon cœur... et j’aimerais mieux ne le payer jamais que de lui retirer ma pratique.

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