‹ Le jongleur de notre-dameChapitre 16 sur 27 · LE MOINE SCULPTEUR · texte numérisé non relu

LE MOINE SCULPTEUR

Lts peintres, des barbouilleurs

JEAN, effrayé.

Grand Dieu 1 quelle tempête I LE MOINE POETE, ironique, au musicien qui le menace.

La musique adoucit les mœurs !

(Tumuhe).

LE PRIEUR

Quoi, mes frères, dans cet asile La discorde!... A gitans discordia fratres,,.

C'est le mot de Virgile.

Par ordre d'Apollon, par ordre du Prieur, Que la Muse à la Muse offre un baiser de sœur.

(Les quatre rivaux s'embrassent, — mais de mauvais gré.)

Et venez tous à la chapelle Aux pieds de Notre-Dame, et plus humbles de cœur, La prier d^accueillir son Image nouvelle.

(Emportant la statue de la Vierge, les moines se retirent avftnt le prieur en rech?«ntant l'hymne.)

— 3o - SCENE IV

JEAN, RONlFArE

JEAN, assis la tûte d^ns ses main»

Seul, je n'ofïre rien à Marie.

BONIFaCE.

Va, frère Jean, ne les tnvie.

Tous, vois-tu, des orgueuiHeux, Et le Paradis, ça n'est pas pour eux.

JEAN, avec un gesie décourage.

Le Paradis l

BONIFACE

S'il faut s'enfler de gloire.

Quand je prépare un bon repas, Je fais œuvre aussi méritoire.

Sculpteur, je le suis en nougats ; Peintre par la couleur si douce de mes crèmes ; Un chapon cuit à point vaut, seul, mille poèmes. Et quelle symphonie à ravir terre et cieux Qu'une table où préside un ordre harmonieux!

— 3f — JEAN, très convaincu.

Ceriainement.

BONIFACE, un peu fat.

Mais pour plaire à Marie, Je reste simple.

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