‹ Le jour des noces, ou, La lettre initialeChapitre 20 sur 20 · VAUDEVILLE FINAL · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE FINAL

Air du i^audcfille du Château perdu.

ROSINE

Vous que souvent le tracas des affaires Tient éloignés du logis conjugal , Rentrez bientôt près de vos ménagères Car de l'absence on jjeutse trouver mal {iis) . JRien n'est changeant <ûmme le cœur des belles , Plus d'un malheur peut ici le prouver; Pour ètie sûr de les revoir fidèles , Jamais trop tôt l'on ne peut arriver.

COMTOIS

Sur les coussins où votre ennui sommeille ,

Riches du jour, je plains votre destin ;

Au malheureux dont la voix vous réveille ,

En refusant une obole et du pain , Vous n'accordez qu'un regard de dédain.

Pour augmenter votre oisive opulence , Pauvres Crésus , vous a^'ez beau rêver ; Lorsque la Parque aura fait sa balance ,

Au même point il faut tous arriver.

DORVILLE, à Eugène,

Que je te donne un avis salutaire ,

Entre vous deux tout article est réglé,- Mais je le sais , dans l'acte du notaire , Du principal il n'est jamais parlé ; Le plus grand point a'est jamais itipulé.

Observe bien le cours de la lencLrcsse ,

Au taux légal cherche à la conserver :

Chez noui, vois-tu, quand l'amour est eu biiibse ,

{montrant son front.) Ici la hausse est bien près d'arriver.

EUGÈNE

Sur au coteau, non loin des bords de l'Ebre,

S'élève un tertre ombragé de lauriers ,

Cette demeure est l'asile funèbre

Où dort en paix un de nos grenadiers.

Ses derniers mots sont gravés sur sa tombe :

« Près de Bayard venez me retrouver ;

» Chers compagnons , si votre ami succombe,

I) C'est qu'avant vous il voulait arriver.»

Mad. de SAINT-VALERY {au public).

Quand on s'embarque, on s'expose au naufrage j Qui peut fixer l'inconstance des flots?

Par indulgence , ah! d'un frêle équipagi? Voyez en nous les tremblans matelots [fus ). Kos deux auteurs doivent craindre l'orage; Faibles rameurs pourront-ils le braver ? Ils sont tout près de toucher à la plage , Vous seuls savez s'ils peuvent arriver.

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