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A'a s»; terminer promplemenl.
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Montons à mon l
», . . . 5 appaitemcnl,
Aloiitous u volie i ' '
scÈ^E iiî.
ROSINE (scii/e). , -
El voilà son mari!.. Non, je n'en reviens pas, je ne puis pas !e croire. .. [J ne femme veuve,, jolie, riche... Elle qui pouvait trouver im «i brillant parti... Je ne vois pas en vérité, à moins qu'elle n'ait été condamnée par un jugement à épouser cet homme-là... Eh! mais! une voiture s'arrête encore à la porte... Madame en descend... Un jeune cavalier l'aborde; il lui offre la main... A la bonne heure, celui-là... Je ne sais si je dois devant cet étranger lui annoncer l'arrivée....
SCÈINE IV.
EUGÈNE, Mad. de SAINT-VALEHY, ROSINE.
EUGÈNE
Comment, madame, il est pos.'>ible que vous avez eu la bonté dem'écrire à Troyes : votre lettre sera restée au rebut. Mad. de SAINT-VALELY.
Ne m'aviez-vous pas assuré, le jour de votre dernière visite à Saint-Germain, que vous partiriez le jour iu?me pour Troyes afin d'obtenir de votre oncle son consentement à notre mariage ?
EUGÈNE
En effet , en vous quittant, ce jour-là, j'allai arrêter ma place à la malle-poste; mais un obstacle insurmonlable est
1 1 Tenu s'opposer à mon départ: figiirei-vous qu'au moment de monter en voiture ^une femme charmante... Mad. de SAlNT-VALEhY.
Ah! c'est une femme...
EUGÈNE
Daignez m'entendre.
Air. des Comédiens.-
Me blàmcz-votis, ô mon aimable amie, D'avoii' suivi les lois de mou étal; En vérité , je crois i]\.e de ma vie 3e ne me vis si fier d'être avocat.
J'allais partir , le cœur plein d'espérance , Avec regret je m'éloignais de vons^ Mais j'emportais , pour calmer ma ioulTrance , Le doux espoir d'être enfin votre époux.
Une beauté , les yeux baignés de larmes. En rn'arrêtant se jette à mes genoux.... u Jeune avocat, vous voyez mes alarmes, « Au nom du ciel défendez mon époux.
« La calomnie, en ce moment l'accable, « Oui, mon époux , j'en jure estinnoceni. Non, non , ]amais la l'emnie d'un coupable N'eût pu trouver ce douloureux accent.
Je suis ému... je vole à l'audience , Pour l'innocent j'ose élever la voix.
Ah! dites-moi, peut-on de l'éloquence , Peut-on jamais faire un plus doux emploi»
Là , des Tronchet invoquant le génie , D'un noble espoir je me sens transporté , Mais, plus heureux , je vois la calomnie Pâlir enfin devant la vérité.
L'infortuné cesse d'être victime ,
A mes accens il recouvre l'honneur...
Il devient libre... et sur le banc du ciime
Je fais monter le calomniateur.
Le jeune époux retrouvant son amante ,
Kesle long-temps sur son sein appuyé.
Ses pleurs bienlôt mouillent ma main tremblante, ••
Gardez votre or... ah! je suis trop payé.
Ses deux enfans et leur mère attendrie ,
Avec transport me pressent dans leurs bras
En vérité, je crois que , de ma vie ,
Je ne me vis si fier d'être avocat.
lis sont heureux ! je crois que de ma vie ,
Je ne me vis &i lier d'être avocat {lis ).
Voilà ma chère. Horlense, voilà le molif qui m'a retenu à Paris; m'en voulez-vous encore ?
Mad. de SAINT- VALERY.
Vous plaidez trop bien pour les autres, pour perdre votre cau^e avec moi....
]\Iais ne croyez pas que, pondant les deux jours que j'ai été retenu aux assises, j'aie négligé l'objet qui m intéresse le plus vivement; j'ai trouvé le moment d'écrire à mon oncle (ma lettre a dû lui parvenir hier ou aujourd'hui) pourlui annoncer un mariage qui fait tout mon bonheur... Que dira-t-il qtiand il saura que c'est vous que j'ai choisie, car vous vous rappelez. ...
Mac', ,1e SAINT- VALERY.
Qu'il fut votre rival, oui, ce bon monsieur Dorville, me fit 1 insigne honneur de rechercher ma main... Comment! mais il m'a accablé de ses lettres , depuis que je suis à Paris. .. C'est à mourir de rire... Son style à la fois sentimental et financier est tont-à-fait divertissant... Je vousl'avais cachépour
ne pas trop me faire valoir
EUGÈNE
Combien cette aimable préférence me pénètre! Mad. de SAINT-VALERY.
Du tout , mon cher Eugène , il ne faut pas m'en savoir gré. J'aurais punie faire un mérite de vous sacrifier un rival, jeune, aimable; mais votre oncle, un homme qui ne voit dans le mariage qu'une règle de compagnie et qui a puisé tous ses moyens de séduction dans le code de coiumerce ; et puis, mon cher Eugène, il a cinquante ans, et, tout riche qu'il est, c'est à mon avis un de ers défauts que le système des compensations ne saurait effacer.
Am^c i' Angélus ( Romagnesi).
L'clal de -veuve a ses douceurs ; Vos s;oiils , lien ne peut les conir.Tindrc^ Point d'époux mau.ssade ou grondeur, Jamiiis de jalousie à craindre [dis).
Votre cucle eût pu rre plaire assez ; INIais prendre un mari d'un tel âge , Ce sérail, vous en conviendrez.
Pousser loin l'aniour du veuvage.
Enfin ma lettre sera donc restée à la poste... C'est un petit malheur; puisque vous n'avez pas pu la recevoir, je dois vous
rn dire le contenu. Elle tous annonçait qu'obligée de partir hienlôt pour la Bretagne, où m'attend un vieux parent qui m'a élevée, j'avais résolu que notre mariage aurait lieu aujourd'hui.
EUGENE
Aujourd'hui ! ô ma chère Hortense vous combler tous mes
vœux-
ROSINE {à pari).
Est-il possible ?
Mad. de SAINT-YALERY.
Je fais peut-être une folie.
EUGÈNE
Pouvez-vous le penser? ma vie entière, je Veux la consacrer à vous rendre heureuse.
Mad. deSAiNT-VALEUY.
Pas de .«ermcns , mon ami; mauvais moyen de conviction. Si on ne le« eût point inventés, il n'y aurait jamais eu de parjure. Mais nous perdons ici un temps précieux, tandis que nous devons être à la mairie à deux heures. Je vais m'habiller; nos amis seront prêts. J'ai pensé à tout, j'avais même ordonné, présumant que vous arriveriez ce matin dans !e désordre d'une toilette de voyage, qu'on vous donnât l'appartement du premier; adieu , songez à ne pas vous faire attendre. EUGÈKE.
Air ; Partons, la lune nous éclaire.
Pour mni quelle lieureuse journée 1
Je A'î'is répéter en ce jour,
Au pied de Pautel d'iiyménée.
Le doux seriTienl de vous aimer toujours,
(A part. ) Courons acheter au plus vite , Et la corneille, et les bijoux.
( J Mad. de St.-Valerj. ) Pour un instant, si je vous quitlo , Ah! c'est encor pour m'occuper devons,
^,i^ EXSEMRLE.
Pour nous quelle heureuse journée î Oui , nous ;illons réjiéter en ce jour. An pied de l'.iulcl d'hyménée, Le doux serment de nous aimer toujours.
»4 SCÈJXE V.
COMTOIS, ROSINE. (Comtois arrive en fredonnant).
ROSIKE.
Te Toilà bien gai.
COMTOIS
Et j'ai raison de l'être. .. ApprenJs que je suis entièrement dans les bonnes prûccs de monsieur Dorville, et que , séance tenante j il m'a chargé de l'achat des cadeaux de noces. ROSINE {riant aux éclats).
De noces?
COMTOIS
Oui, de noces; je voudrais bien saroir, mademoiselle, ce qu'il y a derisible à une noce.
ROSINE
Oh ! rien , rien , surtout à celle de ton prétendu maître.
COMTOIS ( avec fierté. )
Qu*esl-ce à dire Rosine ? Monsieur Dorville est mon maître, et je ne souffrirai pas..
ROSIKE.
Voilà un beau niouven)ent et si je te disais que ton monsieur Dorville est une dupe, et son valet un sot.
COMTOIS
Je n'en croirais que la nioilié.
ROSINE
Si je te disais que ton futur maître, celui que madame épouse enfin , estpiécisement ce neveu que tu arrangeaissi bien toutà-l'heure.
COMTOIS
Pas possible. ^
ROSINE
Que ma maîtresse est ici , que l'oncle y est. je ne sais par
quel quiproquo, et que je n'ai pas osé annoncer son arrivée à
madame pour ne pas lui avouer la bévue de monsieur Comtois.
COMTOIS
Couuncut ce serait ce digne monsieur Eugène?...
" ROSINE
Ah ! je commence à te convaincre ; voilà ta considéralion qui change de place.
COMTOIS
Quoi, ce vieux reitre!. .Mais celte lettre qu'il prétend avoir
re<^ue... .
ROSINE
C'est-là ce que je ne puis comijiendre.
Il aura voulu se jouer de moi... C'est bon, tu es sûre que ce n'est pas lui qui épouse.
ROSINE
Parfaitement sûre.
COMTOIS
En ce cas, je lui relire ma protection. Ah ! je suis tin graïul coquin... C'est qu'il l'a dit Rosine, c'est son premier mot... C'est resté-lào.. Vois-tu ? grand coquin, allons; Comtois , on t'a injurié, ne l'oublie pas.
ROSINE
Air : Je regardais ][iadeli nette.
Oui la colère se réveille ; Comtois lin plat de ton méiîer , Et s'il se peut sur la corbeille Fiiis danser i'.uise du panier,
COMTOIS
Ne ménas;eons pas sa dépense , Prouvons lui qu'il ne faut jamais, Voiiloir rabrii'jser l'iiTiportance Et l'amour-propre des valets.
ENSEMBOE.
Ouï, ta colère, etc.
( On entend un coup de sonnette, Rosine entre dans C apparie» vient de madame de Saint-F alery. )