‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 15 sur 107 · LK DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LK DOMESTIQUE

Le voici. {Il sort après Ventrée du soldat.]

BRASEiRo, au soldat.

Vous arrivez des avant-postes ?

LE SOLDAT y au port d'armes»

Parfaitement,,.

BRASEIRO.

Et VOUS m'apportez un message?

LE SOLDAT

Parfaitement..,

BRASEIRO.

Donnez.., (// le prend et l'ouvre. Avec un cri.) Ahî

UIGUEL.

Quoi?

BRASEIRO.

Les Espagnols ont fait une nouvelle incursion... Ils ont attaqué nos avant-postes.

LE SOLDAT, toujours xmmobUe, Parfaitement.

BRASEIRO.

£t vous vous êtes laissé battre?...^

LE SOLDAT

Parfaitement.

BRASEIRO.

Maladroits!.., Le jour où j'attends ma femme! C'est bon, sortez!

LE SOLDAT

Parfaitement. (// se retire.)

BRASEiHo, après un silence, avec éclaU Me voilà bien! il faut que je parte.

UIGUEL.

Gomment! avant d'avoir vu madame la baronne.

BRASEIRO.

Que veux-tu?.,. Je ne peux pas hésiter, le devoir avant tout!... Oh! ce sont des malins, les Espagnols, ils l'ont fait exprès pour me taquiner! Ils se sont dit : « Ah! tu te maries!... eh bien, attends, nous allons t'en faire une bien bonne!... »

MIOUBL.

Vous croyez?...

BRASEIRO.

Je les connais!... Allons, il faut partir pour la guerre, à présent!... Et quand une guerre éclate, on ne sait jamais quand elle finira. Il y en a une qui a duré cent ans.

UIGUEL.

Espérons que celle-là sera moins longue.

BRASEIRO.

Qu'importe!... mettons un mois. Dans un mois, quand je reviendrai, comment serai-je disposé? Le sais-je? moi, le sais-je ?

COUPLETS. Mon cher ami, sache bien qu'icî-ba§ Le temps perdu ne se retrouve pas.

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