LK DOMESTIQUE
Le voici. {Il sort après Ventrée du soldat.]
BRASEiRo, au soldat.
Vous arrivez des avant-postes ?
LE SOLDAT y au port d'armes»
Parfaitement,,.
BRASEIRO.
Et VOUS m'apportez un message?
LE SOLDAT
Parfaitement..,
BRASEIRO.
Donnez.., (// le prend et l'ouvre. Avec un cri.) Ahî
UIGUEL.
Quoi?
BRASEIRO.
Les Espagnols ont fait une nouvelle incursion... Ils ont attaqué nos avant-postes.
LE SOLDAT, toujours xmmobUe, Parfaitement.
BRASEIRO.
£t vous vous êtes laissé battre?...^
LE SOLDAT
Parfaitement.
BRASEIRO.
Maladroits!.., Le jour où j'attends ma femme! C'est bon, sortez!
LE SOLDAT
Parfaitement. (// se retire.)
BRASEiHo, après un silence, avec éclaU Me voilà bien! il faut que je parte.
UIGUEL.
Gomment! avant d'avoir vu madame la baronne.
BRASEIRO.
Que veux-tu?.,. Je ne peux pas hésiter, le devoir avant tout!... Oh! ce sont des malins, les Espagnols, ils l'ont fait exprès pour me taquiner! Ils se sont dit : « Ah! tu te maries!... eh bien, attends, nous allons t'en faire une bien bonne!... »
MIOUBL.
Vous croyez?...
BRASEIRO.
Je les connais!... Allons, il faut partir pour la guerre, à présent!... Et quand une guerre éclate, on ne sait jamais quand elle finira. Il y en a une qui a duré cent ans.
UIGUEL.
Espérons que celle-là sera moins longue.
BRASEIRO.
Qu'importe!... mettons un mois. Dans un mois, quand je reviendrai, comment serai-je disposé? Le sais-je? moi, le sais-je ?
COUPLETS. Mon cher ami, sache bien qu'icî-ba§ Le temps perdu ne se retrouve pas.