‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 16 sur 107 · ACTE PREMIER II · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER II

L'occasion, lorsqu'elle se présente, Il faut toujours la saisir à l'instant : Attendre trop est d'un homme imprudent, MéûoDS-nous d'une trop longue attentai

On était prêt Et puis, on ne sait Comment ça se fait, Cracl on n*est plus prôti

Au cabaret, on s'offre un bon repas

Se composant de mets très délicats;

On a choisi la table la meilleure.

Comme on a faim! comme on va bien manger!

Quand tout à coup on nous vient annoncer

Qu'il faut attendre encor un bon quart d'heure...

On était prêt, etc.

Enfin I qu'est-ce que tu veux? Je vais partir. (Avec tristesse.) Le devoir avant tout ! qu'on prépare tout pour mon départ.

MIGUEL, appelant.

Gonzalez!... (Gonzalez parait au fondt il lui dit quelques mots et le renvoie.)

BRASEIRO.

Toi, Miguel, tu resteras ici.

Bien.

BRASEIRO,

Tu recevras la baron n«.

MIGUEL

Bien.

BRASEIRO.

Tu la présenteras aux vassiux... tu la consoîi^irns,

MIGUEL

Bien.

BRASEiaO.

Enfin, tu me remplaceras.

MIGUEU

Ouil

BRASEIRO.

Pas trop... seulement pour co qui est officiel... Nous réservons le reste. (Très ému.) C'est bien pénible! c'est bien durl être si pre^ et s'en aller si loin!... Enûn, adieu 1 [En s'en allant.) Une femme rharm^inte, exquise, divine 1 Du moins, je le suppose, car je ne la connais pas... (Avec fureur.) Oh! par le Cid ! les H-pagnols me paieront cher cette plaisanterie! Adieu, Miguel! (Il sort.)

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