ACTE PREMIER II
L'occasion, lorsqu'elle se présente, Il faut toujours la saisir à l'instant : Attendre trop est d'un homme imprudent, MéûoDS-nous d'une trop longue attentai
On était prêt Et puis, on ne sait Comment ça se fait, Cracl on n*est plus prôti
Au cabaret, on s'offre un bon repas
Se composant de mets très délicats;
On a choisi la table la meilleure.
Comme on a faim! comme on va bien manger!
Quand tout à coup on nous vient annoncer
Qu'il faut attendre encor un bon quart d'heure...
On était prêt, etc.
Enfin I qu'est-ce que tu veux? Je vais partir. (Avec tristesse.) Le devoir avant tout ! qu'on prépare tout pour mon départ.
MIGUEL, appelant.
Gonzalez!... (Gonzalez parait au fondt il lui dit quelques mots et le renvoie.)
BRASEIRO.
Toi, Miguel, tu resteras ici.
Bien.
BRASEIRO,
Tu recevras la baron n«.
MIGUEL
Bien.
BRASEIRO.
Tu la présenteras aux vassiux... tu la consoîi^irns,
MIGUEL
Bien.
BRASEiaO.
Enfin, tu me remplaceras.
MIGUEU
Ouil
BRASEIRO.
Pas trop... seulement pour co qui est officiel... Nous réservons le reste. (Très ému.) C'est bien pénible! c'est bien durl être si pre^ et s'en aller si loin!... Enûn, adieu 1 [En s'en allant.) Une femme rharm^inte, exquise, divine 1 Du moins, je le suppose, car je ne la connais pas... (Avec fureur.) Oh! par le Cid ! les H-pagnols me paieront cher cette plaisanterie! Adieu, Miguel! (Il sort.)