‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 48 sur 107 · ACTE DEUXIÈME il · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME il

MlfiUEL ET DËGOMEI,

Eh bien?

BRASEIRO.

2h bien! Ça n'a pas duré... Ce matin, aux premières lueurs du jour, la voilà qui retombe dans sa terreur de la veille et qui exige que jo la laisse seule...

HiGUEL, à partf atecjoie.

Ah!...

BRASEIRO.

Vous jugez si j'avais envie de m'en aller... On n'a jamais envie de s'en aller... fllais j'ai eu beau dire, elle a tenu bon, j'ai dû obéir et, à l'heury où les poules ne sont pas encore levées, je me trouvais dans la campagne.

DÉGOUEZ.

C'est drôle...

BRASEIRO.

Vous, si je vous charge jamais de me choisir ma quatrième femme!...

DÉGOMEZ.

Mais, cousin...

MIGUEL, à part.

Il ne sait rien.

BRASEIRO.

J'avais chaud, j'étouffais, j'étais en feu... Je me dis peut-être qu'une petite promenade dans l'herbe mouillée me rafraîchirait les idées... Ah I bien oui!.. Les moineaux, les tourterelles, les coqs, tous les êtres animés, enfin, me ihantaienc éperdùment l'Iiymne de l'amour... Les coqs surtout. {Il imite le chant du coq.) Si bien qu'au lieu d'être calmé, je suis tout le contraire.

(Don Dégomez s'est installé sur le banc à gauche^ et s'y est profondément endormi.)

uiGUEL à part.

Allons bon! autre chose...

BRASEIRO.

Et je suis revenu, bien décidé à forcer la consigne et à entrer dans la chambre de ma femme...

MIGUEL

Hein?...

BRASEIRO, avec résolution»

J*y vais, . .

(Il se dirige vers le pavillon de droite.)

UIGUEL.

oapristi I... [Cherchant à le retenir.) Monsieur le baron, arrêtez I

BRASEIRO, poussant la porte.

Non, non... Braseiro veut dire brasier! (Il entre en imitant de nouveau le chant du coq,) MIGUEL, le suivant.

Monsieur le baron ! {Il disparaît un instant.) DÉGOMEz, que le cri du coq réveille en sursaut. Déjà le jourl.. . [Regardant autour de lui.) Plus personne... Je vais me recoucher.

(Il sort en dormant tout debout.)

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