‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 49 sur 107 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MANOLA, lui mettant la main sur l'épaule* Bonjour, Miguel...

MIGUEL, se retournant.

Vous!

MANOLA

Oui, nous... nous voilà.

MIGUEL, désignant Béatrix.

Moi qui croyais Madame encore dans la chambre...

BÉATRIX

Ohl il y a longtemps que je l'ai quittée...

MANOLA

Et que nous bavardons ensemble,

MIGUEL

Vous bavardez... Mais vo^^^ ne savez donc pas ce qui M passe ?... Le baron vient d'entrer là, il veut voir sa femnae à tout prix.

MANOLA

Eh bienl

MIGUEL

Eh bien I Tant que le prince ne sera pas parti, sa femme, c'est toi, et, jusque-là, je ne serai pas tranquille!...

BRASEiRo, sortant du pavillon et appelant d^une Qoix

stridente, Miguel I Miguel !

MIGUEL

Lui!

BRASEIRO.

Elle n'y est pas!., disparue.. J'ai une femme invisible,. (Apercevant Manola.) Ah! la voilà! (Jl s' élance vers elle. Avec extase,) Ma femme ! ma petite femme!.. Enfin !

BÉATRix, bas à Miguel, flein? Il va lui faire la cour devant moi !.••

MIGUEL, de même.

Il le faut! Taisez-vous 1

BÉATRIX

Oh!

BRASEiRO, qui a dévoré Manola des yeux. Oh 1 les blondes I les blondes ! Il n'y a que ça.

BÉATRIX, s' avançant.

Comment! mais il y a des brunes qui ne sont pas mal...

BRASEiRo, V examinant.

Hein ? Qu'est-ce que c'est que ça ?...

BÉATRIX, à part, Çal

MANOLA, vivement.

C'est ma demoiselle de compagnie.

BRASEIRO.

Ah !.., c'est sans importance.

BÉATRIX, à Miguel.

Mais je ne veux pas être sans importanee

MANOLA, TÎve^nent.

Monseigneur, c'est mon amie, mon amie d'enfance.^ Regardez- !a, je vous en prie...

COUPLETS

Voyez, elle est charmant», Elle a de jolis yeux, La taille est ravissante.

Les cheveux sont soyeux,

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