‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 52 sur 107 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

BRASEIRO, MANOLA

^nASEiKCi^ après s'être assuré qu'ils sont bien partU, regardant Manola.

Enfin I... Je puis la regarder à mon aise... Abreuvonsnous. (Il la dévore des yeux.)

MANOLA, à part.

Quels yiVLx il me faitl... c'est amusant... seulement, qu'est-ce que je vais lui dire?... Comment doit'On 6tre

avec son mari le lendemain de ses noces?... je ne aais pai^ (Voyant descendre Braseiro.) Ah! le voilà.

BRASEIRO, avec fdU.

Ma femme!

MANOLA, V imitant.

Mon mari!

BRASEIRO, avec un saut de joie.

Ah!

MANOLA, Vimitant, Ahl (A part»] Il paraît qu'il faut dire : Ahl

BRASEIRO.

Répondez-moi franchement... Êtes-vous contente de m'avoir pour mari?

MANOLA, s'oubliant.

Je ne sais pas.

BRASEIRO.

Comment?

MANOLA, vivement.

Enchantée! enchantée!... Et vous?

BRASEIRO, avec expansion.

Moi!... Ohl cher ange!

MANOLA, effrayée, se reculant.

Ah!

BRASEIRO.

Pourquoi vous éloignez- vous?

MANOLA

Pour qu'il y ait une petite distance.

BRASEIRO.

Une distance... il n'y en a jamais entre mari et fem^ie.».

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