‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 53 sur 107 · aCTE deuxième · texte numérisé non relu

aCTE deuxième

MANOLA

Aht alors...

BRASEIRO.

Jamais! jamais I jamais!

MANOLA, se rapprochant.

Seulement dites-moi... Pourquoi avez-vous tant tenu à rester seul avec moi?

BRASEIRO, avec élan.

Pourquoi?

MANOLA, à part.

Dieu, qu'il m'amuse quand il me fait ces yeux-là!.,.

■RASEiRo, tendrement.

Pour causer.

MANOLA

Causer... oh! tant que vous voudrez.. Voulez-vous que MOUS causions littérature, beaux-arts, histoire, politique...

Non... (A part.) Mettons-la sur un terrain brûlant. (Haut.) Si vous voulez, nous causerons de tout ce dont nous avons causé cette nuit...

MANOLA, vivement.

Cette nuit! (A part.) Ah! mais!... de quoi ont-ils bien pu causer? (f/aîi^) Vous ne préférez pas autre chose?...

BRASEIRO.

Non... je liens spécialement à ce sujet de conversation.,. Vous vous rappelez?

MANOLA, arec aplomb.

Oui, oui, oui... (A part.) Comment vais-je fairet

BRASEIRO.

Voyons?

MANOLA, à part.

Oh ! si je pouvais deviner ! {Haut.) D'abord, n^us sommei €ntrés chez nous...

BRASEIBO.

Oui.

MANOLA

Comme la lumière me faisait peur, je vous ai prié d'éteiûdre la lampe. . . vous ne vouliez pas. . .

BRASEIRO, à part.

Dame!... {Haut.) Eh bien?..

MANOLA

Eh bien ! nous nous sonimes trouvés dans l'obscurité

SLASEiaO.

Naturellement.

MANOLA

C'était même très gênant, parce qu'on n'y voyait pas.

BRASEIBO.

Ça arrive souvent quand on est dans robscurilé... Après?

MANOLA

Après?. .. J*ai fini par m'y habituer tout de même el jt me suis mise à dénouer mes cheveui, comme d'habitude... Est-ce cela?

BRASEIRO, sans conviction.

Oui.

MANOLA, à part, arec soulagement.

Ah!

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