aCTE deuxième
MANOLA
Aht alors...
BRASEIRO.
Jamais! jamais I jamais!
MANOLA, se rapprochant.
Seulement dites-moi... Pourquoi avez-vous tant tenu à rester seul avec moi?
BRASEIRO, avec élan.
Pourquoi?
MANOLA, à part.
Dieu, qu'il m'amuse quand il me fait ces yeux-là!.,.
■RASEiRo, tendrement.
Pour causer.
MANOLA
Causer... oh! tant que vous voudrez.. Voulez-vous que MOUS causions littérature, beaux-arts, histoire, politique...
Non... (A part.) Mettons-la sur un terrain brûlant. (Haut.) Si vous voulez, nous causerons de tout ce dont nous avons causé cette nuit...
MANOLA, vivement.
Cette nuit! (A part.) Ah! mais!... de quoi ont-ils bien pu causer? (f/aîi^) Vous ne préférez pas autre chose?...
BRASEIRO.
Non... je liens spécialement à ce sujet de conversation.,. Vous vous rappelez?
MANOLA, arec aplomb.
Oui, oui, oui... (A part.) Comment vais-je fairet
BRASEIRO.
Voyons?
MANOLA, à part.
Oh ! si je pouvais deviner ! {Haut.) D'abord, n^us sommei €ntrés chez nous...
BRASEIBO.
Oui.
MANOLA
Comme la lumière me faisait peur, je vous ai prié d'éteiûdre la lampe. . . vous ne vouliez pas. . .
BRASEIRO, à part.
Dame!... {Haut.) Eh bien?..
MANOLA
Eh bien ! nous nous sonimes trouvés dans l'obscurité
SLASEiaO.
Naturellement.
MANOLA
C'était même très gênant, parce qu'on n'y voyait pas.
BRASEIBO.
Ça arrive souvent quand on est dans robscurilé... Après?
MANOLA
Après?. .. J*ai fini par m'y habituer tout de même el jt me suis mise à dénouer mes cheveui, comme d'habitude... Est-ce cela?
BRASEIRO, sans conviction.
Oui.
MANOLA, à part, arec soulagement.
Ah!