‹ Le jour et la nuit; opéra-bouffe en trois actes. Paroles de Albert Vanloo & Eugène LeterrierChapitre 82 sur 107 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BRASEIRO, BÉATRIX.

BRASEiRo, du dehors.

Qu'on fasse reposer nos chevaux! nous repartons danu une heure. (Il entre accompagné de Béatrix^ soigneusement enveloppée dhine maniille qui cache son visage.) Oh! ces Espagnols!... Ils viennent de m'en faire une!.., Cristi, elle est raide!,.. Voilà un mariage dont je me son. Tiendrai.

BÉATRIX

Comment?

BRASEIRO.

Ohl il n'y a pas de voire faute, au contraire... Je me .plais à reconnaître qu'il n'y a que des éloges à vous adresser.

BÉATRIX, gênée, Ohl

BRASEIRO.

Des éloges 1... Je le dis comme je le pense. Vous avez agi tîOblement... Pour la seconde fois, nous nous trouvions dans la chambre nuptiale. J'étais ravi... vous aussi...

BEATRIX

Mon ami!...

BRASEIRO.

Vous aussi 1 Je le sais bien ! Vous avezagi noblement ! Le général ennemi m'avait promis de ne pas attaquer pendant quelques jours, moyennant une prime de cinq mille piastres. Je dormais donc sur les deux oreilles... Quand je dis je dormais!... Enfin, j'étais tranquille, ,,

BEATRIX

Eh bien?,..

Eh bien! il a manqué à sa parole! il rompt l'armistice!... Et tout ça, pourquoi?. .. pour un rien !... J'avais oublié de lui envoyer la somme! Il m'a dépêché le message suisant: [Lisant.) « Pas reçu monnaie. Si vous pas apjiorter ar^eo^ » vous-même, moi attaquer vous petit jour, t

BHATRIX.

Ah! mon Dieu

Page 1