ACTE TROISIÈME
BRASEIRO.
Rîoi attaquer vous petit jour!... quand je n'y suis pas;... Est-ce un procédé entre confrères, je vous le demande? II n'y avaif [las à hésiter... J'ai pris à la hâte tout ce que j'ai pu trouver d'argent et, comme je n'avais pas le courage de me séparer de vous, je vous ai priée de m'accompagner. Nous lui dirons son fait, au général espagnol. {Il arpente avec fureur,)
BBATRix, à part.
Et moi qui ai promis à Manola de ne pas me faire connaître avant le jour, ça sera ditficile, maintenant.
BRASEIRO.
Oui, nous lui dirons son fait, au général!... Je lui prouverai qu'un mouton et moi, ça fait deux... Ah! mais!... Je n'en suis pas à ma première afifaire, je me suis déjà montré,..
COUPLETS
Je passais un jour dans la rue, Auprès de moi marchait quelqu'un; Point ne le connaissais de vue, C'était un homme grand et brun.
Tout à coup, par inadvertance, Je lui marchai sur le pied droit.
Est-ce qu'il n'eut pas l'insnience De s'écrier : « Le maladroit!.., • Alors, me posant dev.int lui, Tout d'uQ trait, je lui dit ceci :
Répétez-le !
Répétez-le!
Répétez-le donc!
Vous verrez [bis), ça ne sera pas long!
Répétez-le!
Répétez > le!
Répétez-le donc!
Vous ne dites rien, Vous faites bien!
Je le dis comme je le pense :
Quand je verrai le général, Je le tancerai d'importance.
Ma foi, tant pis! ça m'est égal!
S'il me regarde trop en face Avec des airs de fanfaron, Si, par malheur, il a l'audace De me répondre sans façon.
Alors, me posant devant lui, Tout d'un trait, Je lui dis ceci :
Répétez-le! etc.
Enfin, il verra !... [Revenant à Béalrix.] Nous repartirons dans quelques instants, quand nos chevaux seront reposés. Mais, en attendant, débarrassez-vous donc. (// veut écarter sa mantille.)
BBATRix, vivement»
Non! non!
« BRASEIRO.
Comment, vous voulez garder ce voile qui me dérobe vos traits aimés !.., Et pourauo»?