‹ Le Journal d'un bourgeois de GisorsChapitre 11 sur 38 · XII NOTICE SUR LE MANUSCRIT · texte numérisé non relu

XII NOTICE SUR LE MANUSCRIT

» avoient fai£t mourir le père du dit caporal, etc. » (Année 1 5gi, v. p. 56).

Nous avons maintenu intégralement le reste du texte, même dans des passages quelquefois un peu obscurs.

Pour la facilité de la lecture, nous avons divisé le récit en alinéas, et refait quelques têtes de phrases à cet effet; car, du feuillet ier au feuillet 222e (après les mots « Ainsisoit -il » ci -après, p. 118), il n'existe aucune section, aucun alinéa, sauf quelques grandes lettres que nous avons cherché du reste à reproduire.

Il a fallu aussi introduire, dans une certaine mesure, les accents et les signes de ponctuation usités de nos jours ; leur emploi est absolument nécessaire pour faciliter l'intelligence des vieux écrivains ; leur absence rendrait la phrase inintelligible et rebuterait le lecteur.

Enfin, nous avons adopté le v au lieu de Vu, dont on se servait dans l'ancienne exécution typographique; cet emploi de la lettre u défigure la plupart des mots et rend la lecture insupportable au lecteur qui n'en a pas l'habitude, exemple : « // le trouua dans le contient priant auecjerueur... etc. »

C'eût été pousser un peu loin l'amour de l'imitation des éditions anciennes. Nous en dirons autant de Yi que nous avons substitué au j toutes les fois que cela nous a paru nécessaire.

En reproduisant scrupuleusement les manchettes assez nombreuses qui se trouvent sur le manuscrit, nous en avons même ajouté quelques autres (à défaut de sommaires et de division en chapitres). Pour distinguer celles-ci des premières, nous les avons imprimées en caractères italiques. De loin en loin , et notamment à chaque changement d'année, nous indiquons, à titre de point de repère, le numéro du feuillet du mss. de la Bibliothèque Nationale.

En outre des notes tirées du manuscrit même, et que nous signalons spécialement, nous avons presque constamment fait suivre le texte d'annotations destinées, soit à compléter ou à expliquer la pensée de l'auteur, soit à

rectifier certaines erreurs, soit enfin à soumettre au lecteur des observations de natures diverses. Quelques-unes de ces notes sont une sorte de commentaire ; plusieurs même renferment des citations d'auteurs de l'époque, inédites ou peu connues, ou font mention d^uvrages ou de documents authentiques, venant corroborer les assertions de notre chroniqueur.

Enfin, nous avons terminé notre étude sur le manuscrit par un Index des noms de personnes et de lieux cités dans l'ouvrage, dans le but de faciliter les recherches de ceux qui , dans l'avenir, désireront consulter ce livre.

Telles sont les dispositions que nous avons adoptées pour cette publication ; on voit que nous n'avons apporté au texte primitif que de fort légères modifications, qui n'altèrent en rien l'ensemble et la physionomie intellectuelle, et même matérielle, de la relation historique, si l'on peut s'exprimer ainsi.

ien, dans ce curieux Journal, ne nous a révélé quel en fut l'auteur ; on dirait que celui - ci a pris plaisir à rester sous le voile de l'anonyme. A-t-on fait cette relation dans le but de la livrer à la publicité ? Il est permis d'en douter. Ou bien est-ce seulement pour sa satisfaction personnelle que le bourgeois de Gisors a pris la peine de relever tant de notes et d'enregistrer tant de faits ?

Autant de points obscurs sur lesquels, du reste, il est fort peu aisé de porter la lumière : on peut affirmer cependant que Fauteur de ce travail était un habitant de Gisors, et supposer qu'il devait être pourvu d'un office ou faire partie d'une magistrature quelconque.

Uemploi surabondant, dont nous avons parlé, des mots dits et dites, celui du conditionnel pour le passé, et du participe présent pour l'imparfait, le mot qui répété,

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