‹ Le journal d'un évêque, publiéChapitre 33 sur 37 · L... par S... (Meuse), 9 mai · texte numérisé non relu

L... par S... (Meuse), 9 mai

Permettez-moi de joindre mes humbles approbations à celles que vous recevez tous les jours au sujet des si intéressantes Lettres d'un curé de campagne. Moi-même je suis convaincu que, dans les temps nouveaux et troublés que nous traversons, le prêtre doit employer des moyens nouveaux pour s'acquitter du rôle social que lui impose sa divine mission. Certes, il y a quelque vingt ans, le curé de Saint-Julien n'eût pas été forcé de recourir à tant d'industries pour ramener ses paroissiens aux pratiques de la vie chrétienne. Mais atteindra-t-il ce but s'il ne se montre « qu'à l'autel, au confessionnal ou au lit du mourant », j'ajoute même en chaire? Je ne le pense pas, et croyez qu'une longue expérience du ministère pastoral n'est point nécessaire pour avoir cette conviction. Je lis donc avec un vif intérêt chacune de ces lettres, y découvrant çà et là quelque moyen pratique dont je pourrai tirer profit. Et, comme vous le dites avec tant d'exactitude, « si le curé de Saint-Julien se trompe, par là il éveille des idées ; s'il se fourvoie, il fait voir comme il s'est fourvoyé ». Ces lettres, en effet, sont d'une telle actualité que, dans le portrait de la paroisse de Saint- Julien, je reconnais ma propre paroisse et beaucoup d'autres avec elle...

Oui, monsieur le directeur, quoi qu'en disent les contradicteurs, vous rendez un très grand service au clergé français en lui donnant sous cette forme ingénieuse et aimable de sages conseils et de précieux encouragements ; vous lui ouvrez, pour ainsi dire, des horizons

nouveaux,

N..., curé.

'^Isace, 10 mai.

Monsieur le Directeur,

Après avoir lu votre article (8 mai} sur les Lettres d*un curé de campagne y je suis très ennuyé de n'avoir pas été votre abonné avant le 1*' mai, dans le temps où paraissaient ces lettres. J'aurais été « probablement », pour ne pas dire « certainement », enchanté de les lire. Ne vous serait-il plus possible de me faire parvenir les différents numéros où ces lettres ont paru? Je crois pouvoir souscrire d'avance à tout ce que disait ce bon « curé de campagne », car, étant « vicaire de campagne », j'envisage bien des choses tout autrement que le a vicaire de Paris ».

Ah! quen'ai-je connu plus tôt votre excellent journal I

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