‹ Le journal de Québec et le tombeau de Champlain [microforme]Chapitre 13 sur 13 · DES PR · texte numérisé non relu

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merie !

Toutefois, ma brochure parut, et le public sait maintenant pour quels motifs mes adversaires ont tant fait d'efforts pour en empèécher la publication! .

30 Mes opposants se voyant impuissants à empêcher cette publication d'arriver au public, firent surgir d'autres entraves. Des officieux allérent chez les libraires chargés de vendre ma brochure, et leur représentèrent combien ils allaient causer de dommage à leurs établissements en se chargeant de la vente de cette brochure. On ne manqua pas de débiter à ce propos beaucoup d'ineffabilités incommensurables, comme dirait le Journal de Québec.

Mais c'est assez; tirons le voile sur cette triste page, qui raconte de si déloyales manœuvres! | CONCLUSION.

Je crois avoir prouv® surabondamment, dans mes deux brochures, que la découverte du tombeau de Champlain n'est pas due à l'étude des documents historiques du pays, LJ

mais bien aux renseignements que MM. Laverdière et Casgrain ont reçus de moi et de M. O’Donnell, touchant la tombe de l’escalier-Champlain.

S'il en était autrement, pourquoi nos divers historiens, qui ont tant étudié l’histoire détaillée du pays, ainsi que les nombreuses personnes instruites répandues sur toute la surface du pays, n'auraient-ils pu faire cette découverte dans leur cabinet, comme MM. Laverdière et Casgrain, par la seule étude des textes, par la seule pénétration de l'esprit ?

Une autre raison. Pourquoi ces messieurs auraient-ils attendu juste l'époque où je leur ai communiqué les renseignements que le public connaît, pour faire cette importante découverte ? eux qui étudient depuis si longtemps Champlain, Sagard, Relations et Journal des Jésuites, Registres et Archives de Québec, etc., etc.? Leur fallait-il donc absolument attendre mon information du » novembre pour opérer cette découverte le 10?

Quant à la discussion des Faits historiques, que le Journal attaque sans offrir de preuves du contraire, j'ai lieu de croire également que les nombreuses autorités que j'ai citées à l'appui de mon raisonnement, ont porté la conviction dans l'esprit de mes antagonistes.

Dans tous les cas, cette polémique aura pour effet d'en. gager les hommes qui s'occupent d'histoire à bien considérer les faits débattus avant d'offrir au pays le fruit de leurs méditations. Quant au genre bouffon inauguré par le Journal de Québec dans cette polémique, il est à croire qu'il ne se reproduira pas de sitôt, et qu'on y songera à deux fois avant de s’en servir.

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