‹ Le journal de Québec et le tombeau de Champlain [microforme]Chapitre 2 sur 13 · RER. DS · texte numérisé non relu

RER. DS

Journal avec tant d'injustice et de violence,—ils sont devenus solidaires des écrits du Rédacteur du Journal de Québec. Aussi me garderai-je bien de les priver du droit qu'ils ont de paraitre en toute lumière dans cette nouvelle brochure.

Je vais m'ôter par là,—mais sans regret.—l’avantage et le plaisir de défendre ma cause devant les lecteurs de la feuille où j'ai été vilipendé, ainsi que j'en ai été charitablement averti dans les lignes suivantes :

«Quand vous avez attaqué ces messieurs, »—dit M. Cauchon,—1«vous n'avez pas demandé le secours de nos colonnes, vous avez choisi la brochure, eh bien ! continuez la brochure.»

rest tout à fait logique !

M. Cauchon a la bonhomie d'ajouter, il est vrai, que si je tiens à lui répondre personnellement, (le mot est joli!) les colonnes du Journal me sont offertes.

Ni plus ni moins! Dans une discussion historique, où je n'ai affaire qu'à MM les abbés Laverdière et Casgrain, M. Cauchon vient offrir ses services, demande une lutte personnelle, s'empare des armes que mes adversaires ont laissées sur le champ de bataille, en se déclarant vaincus, et il crie à ses protégés: «Messieurs, je vais prendre votre cause en main, et je saurai bien la défendre avec plus d'habileté que vous ne le feriez vous-mêmes !»

C'est très-poli !

Que M. le Rédacteur du Journal de Québec veuille bien déployer à mon égard la moitié de la politesse qu’il a montrée envers MM. les abbés Laverdière et Casgrain, et je lui permettrai de reproduire intégralement, dans les colonnes de sa feuille, la partie de ma brochure où il est question de l’intéressante individualité de M. Cauchon !

Est-ce assez de générosité ?

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