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TRAVAUX DE L'AUTOMNE

L'automne est une saison où les travaux doivent reprendre dans les serres une nouvelle activité ; les fleurs sont beaucoup moins abondantes qu'aux mois de mai et juin, mais l’approche de l'hiver exige des soins spéciaux en vue de l'aménagement des locaux contre le froid, d’une part, et d’autre part, de l’achèvement de la croissance annuelle et de la bonne maturation des pousses.

. Il convient donc que le cultivateur passe maintenant, comme au printemps,

une minutieuse revue de toutes ses plantes, et modifie au besoin, selon les résultats constatés, la position ou le traitement donné à telle ou telle d’entre elles.

Les rempotages de la fin de l'été, des Odontoglossum notamment, sont terminés; ceux qui peuvent encore être nécessaires seront effectués à La fin du repos hivernal; mais parmi les opérations qu’on doit faire actuellement pour préparer les plantes à passer un bon hiver et les mettre en état de donner une belle floraison à la saison prochaine, la plus importante est le surfaçage, qui a pour but de remplacer une partie seulement du compost, celle qu’on peut enlever facilement sans déranger la plante et sans risquer de l’endommager, de façon à provoquer la formation de nouvelles racines en entourant les nouvelles pousses de matériaux frais et bien sains.

Nous nous occuperons d’abord des espèces de serre tempérée et de serre chaude, telles que Cattleya, Oncidium, Vanda, Phalaenopsis, Phajus, etc., et nous parlerons prochainement de celles de serre froide.

Le surfaçage n’est pas toujours bien exécuté, et bien des débutants méconnaissent l'importance de cette opération. Il ne suffit pas de prendre un peu de compost et de le mettre au-dessus de l’ancien; il faut encore profiter de ce changement pour nettoyer autant que possible les racines et ce qui les entoure, et disposer tout de la façon la plus favorable à la végétation. Voici comment il convient d’opérer.

On enlève, à l’aide d’un morceau de bois tendre ou d’une matière analogue, ne risquant pas de blesser les racines, toute la partie supérieure du compost décomposée, jusqu’à une profondeur de deux centimètres environ; on lave

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ensuite les bords et l’intérieur du pot, et autant que possible les racines ellesmêmes, de façon à débarrasser ces parties de la mousse et des dépôts verdâtres qui les encrassent et qui nuisent beaucoup à la végétation.

Il faut ensuite détacher les racines qui se trouvent collées contre les parois du pot ou les lattes du panier, et les ramener à l’intérieur du compost; de même de celles qui s’étendent au dehors. C’est là un point très important, et qui n’est pas assez l’objet de l'attention des cultivateurs d’Orchidées. Les plantes qui ont leurs racines à l’intérieur du compost donnent des pousses beaucoup plus vigoureuses; en outre, elles profitent plus complètement de la période de repos, et, par suite, produisent une floraison plus abondante que celles ou ont une chevelure de racines à l’extérieur du pot ou du panier.

Le compost pour les Cattleya, Oncidium, etc., devra être formé de deux tiers de sphagnum et un tiers de terre fibreuse. Ces matières devront être soigneusement lavées au préalable. Il faut ‘aussi débarrasser complètement les fibres des rhizômes qui s’y trouvent mélangés, car ils donnent naissance à des pousses de Fougères qui gênent la végétation de l’Orchidée, absorbent une partie de l'humidité au détriment de celle-ci et lui nuisent notablement; de plus leur

décomposition forme des champignons qui envahissent tout le compost et font

pourrir les racines et même les pousses de certaines espèces très délicates.

On tasse soigneusement le compost sur les bords du pot, de façon à former une sorte de petite rigole le long de ceux-ci, puis on examine les endroits où se trouvent des yeux ou des pousses en voie de formation, et on dispose contre ces organes une petite masse de sphagnum pur qui en facilite le développement. Ce procédé a toujours donné les meilleurs résultats dans les exemples que nous avons eus sous les yeux.

Ces touffes de sphagnum placées au voisinage des pousses devront être renouvelées au moins deux fois par an.

Avant de surfacer les Dreniges, il est bon de les priver d’eau pendant six à sept jours, et même jusqu’à dix pour celles qui sont cultivées dans de très grands pots. Cette sécheresse momentanée assainit le vieux compost et arrête la moisissure qui pourrait commencer à se former autour des racines ; on arrose ensuite assez abondamment, et le nouveau compost se trouve ainsi mis en parfait contact avec l’ancien, de façon à faire corps avec lui.

Les chefs de culture de L'HORTICULTURE INTERNATIONALE.

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