MONSIEUR LE DIRECTEUR
Permettez-moi de vous soumettre mon humble avis au sujet du rempotage des Cypripedium. L'expérience m'a démontré que les Cypripedium aiment à être rempotés tous les ans. Je serais même tenté de croire qu’ils subiraient à leur grand avantage cette opération du rempotage plusieurs fois par année. Chaque fois que je leur donne du compost nouveau, ils acquièrent une vigueur nouvelle et une verdeur beaucoup plus intense. Mais pour cela il faut de toute nécessité qu’il soit bien entendu qu’on ne leur donne à chaque rempotage qu’un pot qu'ils puissent aisément, très aisément, remplir de racines nouvelles d’un rempotage au suivant. En second lieu il faut que l'opération aille vite, qu’on ne donne pas aux racines le temps de se dessécher si peu que ce soit. On évite ainsi, et très certainement, toute interruption dans la végétation, et celle-ci s'accélère immédiatement d’une façon merveilleuse.
Il me semble qu’il n’y a guère d'exception à cette règle générale pour les Cypripedium, que pour ceux à feuillage très charnu, tels que les praestans, les bellatulum, les Godefroyae, qui s’assimilent fort difficilement la nourriture contenue dans le compost, dont la croissance est lente, et qui détestent d’être manipulés trop fréquemment.
Agréez, etc.
E. A., Cousances aux forges. — Les Orchidées qui sont encore en pleine activité et forment leurs pousses, ne peuvent pas être mises en repos; il est évident qu’il
faut continuer à leur donner l’humidité nécessaire pour
le développement de ces pousses, et en même temps
une température un peu plus élevée.
Cependant, comme il ne serait pas commode de prolonger la végétation trop longtemps au cœur de l’hiver, il faut éviter de laisser repartir les plantes qui ont ter- | miné leur floraison en octobre ou novembre.
Il n’est pas douteux qu’il y aurait de grands inconvénients à suspendre les arrosages pour les plantes qui sont en pleine activité; leurs pousses cesseraient de
R. 14. — Nous avons en réserve un nouvel article de M. Buncerorx sur le même sujet, dans lequel vous |trouverez les indications dont il s’agit, et la continua- Ition des études déjà entamées sur la façon dont les Orchidées croissent à l’état naturel. L’abondance des matières nous à
à mis dans l’obligation de retarder cet
article, que nous pensons publier dans le numéro du 1er janvier.
2° Il en est de même de la suite de l’interview de M. le Comte DE Moran avec le Père des Orchidées, qui | paraîtra le 1° janvier prochain.
P. V. — Vous auriez évité les inconvénients que vous nous signalez en vous adressant à la Compagnie générale
PETITE CORRESPONDANCE
des Chauffages, qui se trouvait déjà à cette époque en plein fonctionnement, et qui vous aurait fourni les renseignements et les explications les plus détaillés sur les systèmes perfectionnés, dont elle exploite les brevets.
Nous vous engageons beaucoup à vous adresser à elle pour réparer les défauts en question et pour remplacer l’ancien appareil dont vous avez à vous plaindre: le temps presse d’ailleurs et il est prudent de vous mettre à même de chauffer vos serres sans attendre que l’hiver atteigne toute sa rigueur.
La Compagnie générale des Chauffages est entièrement installée à Marloie et son usine est en pleine activité depuis le 1er août dernier.
R. M. P. — Ce n’est pas le Restrepia ophiocephala RcuB. r., mais bien le Pleurothallis elongata de KLoTzscx.
29 Variété colorée de rouge du Restrepia antennifera, absolument identique d’ailleurs comme organes végétatifs et comme fleur.
F. V. B. — C'était en 1836.
2° Douze espèces connues.
3° Au Mexique.
G. M., à Paris. — Nous sommes assez disposés à entreprendre un travail de ce genre, malgré la difculté d’élucider et de réviser la nomenclature des Orchidées d’une façon à peu près rationnelle à l’époque présente. Nous ne pourrons pas, en tous cas, nous occuper de cette matière avant le mois de janvier ou février
prochain.