‹ Le journal des orchidéesChapitre 154 sur 192 · MONSIEUR LE PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE PRÉSIDENT

Vous venez de lire plus haut l’objet de cette lettre; je viens appeler particulièrement l'attention de la Société que vous présidez sur cette proposition qui serait, je pense, de nature à rendre un grand service à toutes les personnes qui s’occupent d’horticulture.

Je crois que le concours à organiser devrait comporter les conditions suivantes :

10 Un concours pour le système le plus économique pouvant le mieux chauffer au moins 300 mètres de tuyaux d’un diamètre à définir.

20 Un concours pour les chaudières pouvant le mieux chauffer au moins 600 mètres.

3° Un concours pour les chaudières pouvant le mieux chauffer la plus grande superficie avec le moins possible de combustible.

A chacun de ces concours devraient être affectés deux ou trois prix très importants, afin d'attirer un très grand nombre de concurrents, non seulement de Belgique, mais de tous les autres pays.

Il conviendrait, pour que la comparaison fût concluante, que chaque concurrent reçut la même quantité de charbon de la même qualité, et que les feux füssent allumés en même temps.

Le jury devrait être composé avec le plus grand soin d'hommes d’une compétence indiscutable dans la matière, et en nombre égal d’horticulteurs et d'ingénieurs. Il serait utile, à mon avis, que la liste des membres de ce jury fût publiée quelque temps à l'avance pour que les constructeurs pûssent savoir, avant de concourir, par qui ils devraient être jugés.

Je me suis permis de vous signaler ici quelques points qui me paraissent de la plus haute importance, comme un embryon de projet qu’il appartiendrait à votre société de compléter et de mettre au point avec la haute compétence qu’elle possède dans ces matières. Je crois, en tous cas, qu’un concours de ce genre produirait des résultats de la plus grande utilité ; ceux qui ont été institués jusqu'ici dans d’autres circonstances un peu partout n’ont pas eu en général le caractère pratique qu’il aurait fallu pour qu'ils pûssent être concluants. Il appartient à la Société Royale d'Agriculture et de Botanique de Gand d'accomplir cette tâche dans son exposition quinquennale de 1893; si elle croit possible d’accueillir la proposition que je vous soumets, je suis persuadé qu'elle rendra aux amateurs et aux horticulteurs un signalé service.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguéés,

LUCIEN LiINDEN,

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