CU
Nous examinerons prochainement la structure et la formation même des racines. On sait qu’elles sont, dans un grand nombre d’espèces, recouvertes d’une enveloppe blanche opaque spongieuse; quelques-unes, notamment celles des Cypripedium, des Phalaenopsis, etc., sont plus coriaces, de couleur sombre, brunes ou noires, et de consistance plus dure. Ces dernières sont beaucoup moins délicates que les autres; elles ne sont incommodées que par l'humidité
stagnante, tandis que les racines à épiderme spongieux souffrent même du voisinage de ce corps en décomposition, et réclament un compost plus léger et plus frais.
Lorsque les racines ont pris un grand développement, et rempli complètement le pot, il peut être bon de leur donner plus d’espace en mettant la plante dans un récipient plus vaste; mais cela n’est pas indispensable en général, et 1l y a d’autre part des inconvénients certains à employer des pots de grande dimension. Si cependant cette opération s'impose, il convient de la différer jusqu’à l’époque où les racines commencent à entrer en activité; si on l’exécutait à l'automne, au moment où elles sont encore en pleine végétation, on risquerait de les faire entrer brusquement en repos, et la plante serait incommodée de ce contre-temps.
La meilleure époque est donc le printemps; néanmoins il peut arriver que le rempotage s'impose à d’autres saisons, lorsque le compost est trop serré, ou paraît être pourri, et que la plante est en mauvaise santé. Il vaut mieux lui faire perdre un ou plusieurs mois que de risquer de la faire périr faute de soins.
Parfois, en examinant ainsi une Orchidée atteinte de dépérissement, on s'aperçoit qu’elle est privée de racines, soit que l’excès d’eau les ait fait pourrir, soit que les dégats commis par les insectes ou tout autre accident les aient détruites. Le mieux est alors de déposer la plante sur une couche de sphagnum frais en la soutenant au moyen de tuteurs, et de la traiter à peu prés comme une importation nouvelle. Au bout de peu de temps les racines apparaissent; lorsqu’elles sont suffisamment nombreuses, on empote à nouveau la plante, qui ne tarde pas à être parfaitement établie. On peut alors l’arroser abondamment; mais il est prudent de surveiller de près l’état du compost, et de la laisser sécher de temps en temps, car il y a lieu de penser que la plante qui a éprouvé un tel accident est particulièrement sensible à l’humidité Stagnante.
Max GARNIER.
VERRES POUR SERRES ET JARDINIERS CLOCHES A BOUTURES ET A MELONS
S'ADRESSER A LA FABRIQUE DE
MM. V. FRÈRE et L. TABURIAUX, à Jumet (lez Charleroi)
PETITE CORRESPONDANCE
C., à Nancy. — 1° Vous trouverez dans le corps du | là où BuNGERoTEH nous signalait des variétés à floraison
journal notre réponse à ce que vous dites du choix opéré par notre plébiscite.
2° Nous aurions volontiers publié les réponses des cultivateurs des environs de Paris dont vous parlez, si nous les avions reçues; mais jusqu'ici croyez-vous vraiment qu’il existe dans les environs de Paris des établissements bien montés pour la production des fleurs d’Orchidées ? ?
P.$., à Lyon. — Le 1er volume du Journal des Orchidées est presque épuisé actuellement, et nous craignons de ne pas pouvoir satisfaire à votre demande dans un mois.
Veuillez prendre note que l’année finit le 17 mars, et non pas le 31 décembre. — Il serait incommode pour vous de commencer l’année à une époque arbitraire, parce que la table des matières partage les livraisons en volumes, dont l’un serait incomplet.
A DIVERS ABONNÉS QUI NOUS POSENT LA MÊME QUESTION. — Non, nous ne croyons pas que le Cattleya labiata autumnalis à été collecté en fleurs à la Noël de l’année dernière par les collecteurs de l’importateur anglais, comme il l’a fait annoncer dans ses catalogues de ventes publiques. Ce sont toujours les mêmes procédés... commerciaux.
Nous sommes parfaitement au courant de tous les faits et gestes de ses agents dans ce pays ; nous savons, par exemple, que son premier collecteur, un suédois nommé ErICsow, n’y est que depuis environ six mois, et que sa corpulence l’a en grande partie empêché de pénétrer assez à l’intérieur, là où BunéeroTx collecta ces magnifiques variétés de C. Warocqueana que nous avons montrées dans diverses expositions ; il a collecté
printanière.
Dans ces dernières semaines, deux autres agents, M. ForGer et un hollandais du nom de Fuxke qui a voyagé pour MM. GROENEWEGEN aux îles Philippines, sont allés rejoindre M. Errcsox pour l'aider; ces voyageurs se donnaient comme représentants de trois maisons différentes. Funke, un grand maigre, a pour mission spéciale de pousser à l’intérieur et de tâcher de retrouver les traces de Buxceroru. Nous pourrions dire exactement où il est en ce moment, et nous n'avons aucune crainte qu’il soit dans le bon chemin.
Il reste acquis que M. Ericson savait parfaitement que notre collecteur Bux&erorx avait collecté dans le pays dix-huit mois avant lui, et qu’il en a informé son patron ; ce qui n’a pas empêché celui-ci d'affirmer qu’il était le réintroducteur du C. labiata autummnalis, et de publier même jusque dans les journaux américains des photographies, bien plutôt dignes du Journal Amusant, qui le représentaient, entouré de son état-major et de ses enfants, déballant le soi-disant premier C. labiata autumnalis réintroduit en Europe ! En même temps il soutenait que nos Cattleya Warocqueana n'étaient que des C. Gaskelliana, fleurissant en été!!!
C’est là une manière fn de siècle de comprendre la concurrence, qui n’a pas encore trouvé beaucoup de crédit, fort heureusement, dans le commerce horticole!
Il en est d’ailleurs de ses C. labiata autumnalis comme de ses Dendrobium Phalaenopsis Schrüderianur, et d’une histoire ridicule de naufrage inventée pour donner plus de valeur (?) à ces plantes, alors que ces Dendrobium Phalaenopsis lui ont été envoyés par un correspondant établi à Sidney et nommé M. B... — Ce gentleman nous à écrit ces jours-ci en nous racontant cette expédition, et nous annonce que ces plantes sont les mêmes que celles qu’il nous a envoyées l’année dernière.
Demandes de FLEURS COUPÉES D'ORCHIDÉRS
&f = ” Nous ne publierons à l'avenir que les DEMANDES de fleurs coupées. Nos abonnés qui ont des fleurs à vendre pourront s'adresser directement aux maisons
indiquées ci-dessous :
M. SALIVES, commissionnnaire, 31, rue du Pont Neuf, PARIS.
M. PODERE RESTELLI, via Carlo-Alberto (Palazzo Flori) MILAN (Italie).
M. J. C. TISSOT, 351, rue des Bourdonnais, PARIS. MM. ANDERSON et Cie, rue de Dunkerque, PARIS.
M. TONY FOURNIER, 21, rue du Louvre, PARIS.
Messrs SMITH and C°, Cross Court, Catherine street, Covent Garden, LONDON W. C.
Mme COUSTON, Maison Claire Cauvin, 10. rue Montgrand, MARSEILLE.
{ æ— L'insertion des demandes de fleurs coupées est gratuite pour les abonnés au JOURNAL DES ORCHIDÉES. Les annonces doivent être adressées au bureau du Journal au plus tard quatre jours pleins avant la date de publication.
L'HORTICULTURE INTERNATIONALE
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L'Horticulture Internationale
Pare Léopold. Bruxelles.
COONTOGLOSSUM (Cochlioda) NOTZLIANUM
&= L'une des Orchidées les plus précieuses pour la fleur coupée <=
L'introduction de cette nouvelle espèce est appelée à révolutionner le com- | merce de la fleur coupée. Elle possède en effet toutes les qualités réclamées par . les amateurs pour la décoration des appartements. Elle se cultive en serre froide
avec les Odontoglossum Alexandrae, et contraste admirablement avec ces bijoux | de la famille orchidéenne par son coloris d’un rouge vermillon éclatant, auxquel on ne saurait comparer que celui de certaines variétés de Sophronitis.
Sa floribondité est particulièrement remarquable. Elle produit d'abondantes
grappes de fleurs, de trente à trente-cinq centimètres de longueur.
Ces fleurs, d’une forme très gracieuse, atteignent la dimension de celles de l’Odontoglossum Pescatorei, dit M. NôTzur.
NOUVELLE IMPORTATION
PARLES. PEANITES
Collectées par BUNGEROTH ei arrivées lin décembre par le Royal Mail steamer « Medway »
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(SOCIÉTÉ ANONYME) à Marloie (Belgique).
La Compagnie est fondée par un groupe d'amateurs et d'horliculleurs.
Lauciéres (ermosaons) DOUVELES