‹ Le journal des orchidéesChapitre 168 sur 192 · PRIX EN GROS POUR LA GRANDE CULTURE · texte numérisé non relu

PRIX EN GROS POUR LA GRANDE CULTURE

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REMUE DES ORCHIDÉESMNOUVELLES OU PEUVCONNEES

EPIDENDRUM PUSILLUM ROLFE. — Petite espèce brésilienne qui a fleuri récemment dans les cultures. Il appartient à la section Encyclium, et se rapproche à certains points de vue de l’E. fampense LINDL., originaire de la Floride; toutefois il est beaucoup plus petit, et n’a que douze à quinze centimètres de hauteur. Les sépales et les pétales sont d’un vert clair, pointillé de brun clair d’une façon irrégulière; les lobes latéraux du labelle sont d’un vert très pâle, et le lobe antérieur est rose, avec quelques lignes plus pâles. Gard. Chron., 5 décembre, p. 660.

ODONTOGLOSSUM *%X IMSCHOOTIANUM Rozre. — C'est un Odontoglossum très intéressant qui a fait son apparition dans la collection de M. A. VA ImscHoorT, de Mont-St Amand, Gand. Il paraît être un hybride naturel entre l'O. Lindleyanum et l'O. tripudians, et tient le milieu entre les deux espèces. Il ressemble beaucoup, dans son ensemble, au premier, mais ses macules sont plus pourprées, le labelle est plus large, et la crête et les taches qu’il porte rappellent davantage l’O. fripudians.

On sait que l’O. Lindleyanum et l'O. tripudians croissent ensemble; 1l est très intéressant de découvrir un hybride naturel entre eux. Gard. Chron., 26 décembre, p. 758.

MORMODES PUNCTATUM RozrE. — Nouvelle espèce d’origine inconnue qui a fleuri récemment chez M. Gusrave BRaL, de Mont-S' Amand, Gand. Les sépales et les pétales sont d'un brun jaunâtre clair, abondamment tacheté de brun très foncé, le labelle est jaune avec de nombreuses petites taches brunes. Il est allié au M. Wendlandi RCHB. F., mais il a les segments plus larges que lui et présente encore quelques autres différences. Gard. Chron., 12 décembre p. 696.

HABENARIA CARNEA. — Charmante petite espèce qui a fleuri récemment dans les Jardins Royaux de Kew. Elle est originaire de Penang; elle a été découverte par M. C. CURTIS, attaché au département des forêts. Les feuilles sont d’un vert olive foncé, régulièrement tachetées de blanc, ce qui produit une opposition de couleurs très élégante. Les fleurs sont grandes, le labelle blanc avec l’éperon brun clair, les autres segments d’une teinte rose bleuâtre très douce. Garden and Forest, 14 octobre, pp. 484, 487, fig. 76; Gard. Chron., 19 décembre, p. 729, fig. 105.

APPENDICULA PEYERIANA KRäNZLIN. — Espèce introduite par M. PEYER, de Sumatra, et ayant fleuri chez M. ORTGIES, du Jardin Botanique de Zurich. C'est une petite plante analogue à un Dendrobium, ayant de longues tiges pendantes, et deux ou trois petites fleurs blanches enveloppées de bractées blanches, au sommet de ces tiges. Gard. Chron., 5 décembre, p. 669.

ODONTOGLOSSUM X COOKIANUM ROLFE. — Bel hybride naturel ayant fait son apparition chez M. S. Cook, de Kingston Hill. Il avait été reçu sous le nom d’O. blandum, mais il diffère beaucoup de cette espèce. Les fleurs sont étoilées, les sépales et pétales jaune foncé avec des petites macules brun sombre, le labelle blanc avec une large macule brun vif en avant de la crête, et quelques autres macules plus petites vers les bords. Le labelle ressemble beaucoup comme forme à celui de l'O. Sanderianum ; il se peut que cette espèce, ou l’O. blandum, ait été l’un des parents ; en ce qui concerne l’autre, le coloris jaune foncé des pétales et des sépales fait penser à l'O. triumphans ou à une espèce voisine.

L'O. X Cookianum a reçu un certificat de mérite de la Royal Horthcultural Soctety le 14 novembre dernier. Gard. Chron., 12 décembre, p. 696.

R. A. ROLFE

ERRATUM. — Beaucoup de nos lecteurs auront rectifié spontanément une faute d'impression qui s’est glissé dans le dernier article de M. COGNIAUX, page 306. Ce n’est pas en 1874, mais bien en 1794, que le genre Maxillaria fut fondé par Ru1z et PAVON.

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CAMUSERIE (SUR: LESVORCHIDÉES

XXXIII — Les Orchidées de rapport pour la grande culture

Il y a lieu de revenir encore sur cette question, qui n'est pas près d’être épuisée. Les lettres et les consultations que nous avons continué de recevoir en grand nombre de divers côtés depuis nos précédentes causeries, démontrent à l'évidence que la cause que nous soutenons est conforme à la vérité et aux intérêts de l'immense majorité des cultivateurs d’orchidées. Notre appel a été entendu, et nous ne doutons pas que l’idée que nous avons lancée ne fasse rapidement son chemin.

Il y a d’ailleurs pour cela une excellente raison, c’est qu’elle tend au profit de tous, producteurs et consommateurs, et cela non pas seulement dans un ou deux pays, mais à peu près dans tous les pays. Certains horticulteurs français semblent s’imaginer que nous nous proposons de faire de cette culture de rapport une industrie essentiellement belge ; nous avons la certitude que rien dans les articles que nous avons déjà consacrés à ce sujet ne pouvait autoriser une pareille interprétation; elle est, en tous cas, tout à fait en contradiction avec notre pensée.

Ce serait se tromper singulièrement que d’attribuer au Ÿournal des Orchidées des préoccupations mesquines de nationalité ou de coteries quelconques. Nous nous déclarons résolument libre-échangistes; en matière de vulgarisation, le libre-échange n’est-il pas la seule théorie féconde ? Que les économistes pratiques, les hommes politiques, les diplomates qui ont charge de concilier les idées avec les intérêts existants et de les traduire en faits en dégageant la résultante des diverses tendances, que ces praticiens respectent le protectionnisme comme un fait et comme une nécessité transitoire, cela peut paraître fort logique; mais la science et l’art et bientôt l’industrie ne devraient pas connaître de frontières.….

Qu'on veuille bien se le rappeler, notre but, en signalant à nos lecteurs les importants profits de la grande culture pour la fleur coupée, était de contribuer

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