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« oblique, entier ou bordé d’une membrane denticulée. Anthère terminale, « operculiforme, inclinée en avant, à deux loges; quatre pollinies cireuses, « ovoïdes, comprimées, superposées par paires et chaque paire logée dans « une des cavités de l’anthère, attachées directement à un gros rétinacle ou « reliées à celui-ci par un pédicelle élargi. Capsule ovoïde ou oblongue, sans « bec. — Herbes épiphytes, à tiges feuillées courtes épaissies en pseudo- « bulbes. Feuilles distiques, membraneuses ou un peu rigides, allongées, un « peu plissées et à nervures saillantes. Scapes florifères dépourvus de feuilles, « couverts de plusieurs gaînes, terminés par une seule fleur assez grande ou « par une grappe lâche. »
Comme le genre Maxillaria, le dernier que nous avons étudié, celui-ci se rapporte à la tribu des VANDÉES et il fait partie de la sous-tribu des CyRTOPo- DIÉES, que l’on peut caractériser comme suit : Herbes terrestres élevées, ou plus souvent épiphytes, à tiges feurllées épaissies en pseudobulbes. Fewlles plissées-veinées. Scapes florifères naissant de la base des tiges ou d'un rlhiz6me dépourvu de feuilles. Gynostème prolongé en pied à la base.
En comparant ces caractères avec ceux qui ont été donnés page 306, on voit que les Cyrtopodiées, comprenant vingt genres dont dix-huit propres à l’Amérique, ne diffèrent guère des Maxillariées que par leurs fewlles plus mances, plissées-veinées. Outre ce caractère, le genre Zygopetalum se distingue facilement des Maxillaria par la grosse crète transversale en forme de mâchoire qui orne son labelle.
HisroriQue. — Le genre Zygopetalum fut fondé par WiLLrAM HOOKkER, qui le décrivit dans la livraison de juillet 1827 du grand recueil anglais intitulé Botanical Magazine; il ne comprenait alors que le seul 7. Mackau, figuré planche 2748 de cet ouvrage. Le nom générique dérive des mots grecs zygos (lien ou joug) et petalon (petale), allusion à l’union des pièces du périanthe avec le pied du gynostème.
L'année suivante (1828) REICHENBACH père changea l'orthographe du nom en Zygopetalon (Conspectus, p. 69), mais ce changement ne fut pas admis généralement.
Dans ses Notes on Orchideae (1881) et dans le Genera Plantarum (1883) BENTHAM rapporte comme synonymes des Zygopetalum, tous les genres suivants, créés successivement : .
1° En 1837, Huntleya, par BATEMAN (Botanical Register, tab. 1991);
2° En 1843, Promenaea, par LiNDLEY (Botanical Register, XXIX, Misc. p. 13);
3° En 1845, Galeottia, par ACHILLE RICHARD (Awnales des Sciences naturelles, SE née do 1 LE A SE
4° En 1852, Bollea, Chambardia, Kefersteinia, Pescatorea et Warszeunczella, par REICHENBACH (Botanische Zeitung, p. 667, 671, 633, 667 et 635);
5° En 1857, Zygosepalum, par REICHENBACH (in DE VRIESE, Krwdkundig Archief). Ce dernier genre avait déjà été distingué par le même auteur, comme section des Zygopetalum, en 1852, sous le nom de Zygosepalon.
La plupart de ces genres sont conservés comme distincts par M. PFITZER; mais en 1863, REICHENBACH lui-même les avait réunis presque tous aux Zygopetalum. Dans le 6% volume des Annales Botanices de WaLpers; il subdivise ce dernier genre comme suit :
Ÿ 1. Unaijlora.
Sect. 1. Bollea (genre Bollea).
SECE SELS Sect. 4. Warscewiczella (genre Warszewiczella). Sect. 5. Kefersteinia (genre Kefersteinia).
Sect. 6. Promenaea (genre Promenuea).
Ÿ 2. Racemosa (Zygopetalum proprement dits).
Dans le même recueil, il réunit les Huntleya et Galeottia aux Batemannia ; il ne conserve donc comme genres distincts que les Chambardia et Zygosepalum.
DIVISIONS DU GENRE. —- Les six sections suivantes sont admises par BENTHAM :
. Pescatoria (genre Pescatorea).
. Cochleare.
1. EUZYGOPETALUM. Scape élevé, portant plusieurs fleurs; labelle large; clinandre entier ; anthère obtuse ou peu acuminée; pédicelle des pollinies court.
2. ZYGOSEPALUM. Scape portant de une à trois fleurs; sépales et pétales acuminés; clinandre frangé, à lobes latéraux prolongés en avant en ailes arrondies; anthère prolongée sur le dos en un long bec. Le reste comme section 1.
3. HUNTLEYA. Scape uniflore; labelle onguiculé, à crête longuement frangée ; clinandre un peu crénelé; anthère sans bec.
4. BOLLEA. Scape uniflore; sépales et pétales larges; gynostème court, trés large; clinandre très entier.
5. WARSZEWICZELLA. Scape uniflore; sépales, pétales et gynostème comme sect. 1; labelle très large; pédicelle des pollinies très développé, fort large ct brusquement rétréci au sommet.
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6. PROMENAEA. Petites plantes différant surtout de la section 5 en ce que le gynostème porte en avant, sous le stigmate, une sorte de carène ou de ligne longitudinale très saillante.
La première section, qui correspond au $ 2. Ramosa de REICHENBACH, comprend de nombreuses espèces, comme Z. crimtum, Z. Mackai, Z. Gautieri, etc.
La seconde est le genre Zygosepalum de REICHENBACH; elle comprend entre autres le Z. rostratum que nous avons étudié.
La troisième correspond aux genres Hunileya et Galeoltia, ainsi qu’à une partie du genre Batemannia tel que l’entend REICHENBACH. Exemple : Hunileya ou Batemannia Meleagris.
La quatrième est la même que la première de REICHENBACH. Exemples : Bollea coeleshs, B. violacea, etc.
La cinquième comprend les numéros 2 et 4 de REICHENBACH. Exemples : Warszewiczella discolor déjà mentionné, W. aromatica, Pescatorea cerina, etc.
Enfin la sixième comprend les numéros 3, 5 et 6 de REICHENBACH, ainsi que son genre Chambardia. Exemples : Promenaea stapelioides, etc.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Tel que nous l’avons délimité, le genre Zygopetalum comprend plus de quarante espèces, qui croissent souvent dans les régions basses et humides de l’ Amérique tropicale, depuis le Brésil jusqu’à
l'Amérique centrale et aux Antilles.
A. COGNIAUX.
(Sera continué.)
TRAITEMENT DES ORCHIDÉES PENDANT L'HIVER
Les fleurs commencent à devenir plus abondantes; les Laelia autummnalis, L. acuminata, L. albida, L. anceps, Zygopetalum crinitum, Z. rostratwm, Z. Lindeniae, Rodriguezia Bungerothi, R. crispa, RK. granadensis, Coelogyne barbata, C. fuliginosa, Calanthe Vertchi et autres, Miltonia Roezli etc. etc., sont en boutons ou en fieurs, et les Coclogyne cristata, les Caitleya Trianae, beaucoup de Dendrobium et d’autres Orchidées fleurissant en hiver se préparent à former leurs grappes ou leurs tiges florales. Il est bon de remarquer que les fleurs se conservent beaucoup moins longtemps dans les serres chauffées et humides; il arrive assez souvent chez les cultivateurs inexpérimentés que les boutons avortent par suite d’un excès de chauffage artificiel. C'est surtout
l'hiver qu’il est utile de réserver une serre, ou tout au moins un coin spécial pour les plantes en fleurs. Cela permettra d’en jouir plus longtemps.
A cette époque où l’activité des jardiniers a moins à s’employer que pendant la saison de croissance, il est bon d’effectuer les travaux accessoires, notamment de propreté, que le manque de temps fait parfois un peu négliger à l’automne quand le personnel n’est pas très nombreux. On doit, par exemple, laver les pots de ternps en temps pour enlever la poussière ou les dépôts qui se forment sur les parois extérieures. Ces matières empêchent la circulation de l’air dans le compost et jusqu'aux racines; aussi ce n’est pas une peine inutile que ce nettoyage; la santé des plantes en profite considérablement.
C’est pour la même raison qu’on ne doit pas employer de pots en terre vernie; les pots doivent être très poreux, et aussi minces qu’on peut les faire sans nuire à leur solidité.
Le lavage s’opère au moyen d’une brosse un peu dure.
Comme l’espace manque le plus souvent dans les serres pour se livrer à ces travaux, déplacer les pots, installer les baquets et cuves nécessaires, on aura souvent besoin de transporter dans le compartiment des rempotages une certaine quantité de plantes; mais il faut veiller à ce que ce déplacement ne nuise pas à leur bien-être; si l’on n’a pas de galerie fermée et chauffée pour ces manipulations, il faudra les faire à l’entrée de la serre, et bien entendu à
l’intérieur de celle-ci; il est toujours dangereux de passer avec les plantes travers l’air froid du dehors dans cette saison.
L’air des serres, ne pouvant pas être fréquemment renouvelé pendant l'hiver, est toujours moins pur à cette saison; et le chauffage contribue aussi à le gâter, malgré tous les soins observés dans l’installation des tuyaux et leur fabrication. Aussi doit-on profiter de toutes les occasions favorables pour ventiler, ne fût-ce que pendant cing minutes. L'hiver actuel paraît devoir être assez rigoureux; toutes les fois que la température extérieure s’élèvera au-dessus de 5 ou*6 degrés, et que le soleil brillera, on pourra ouvrir les portes et les ventilateurs dans la serre froide; un peu plus haut, on fera de même dans la serre tempérée. Un refroidissement aussi court ne peut guère faire de tort aux plantes; mais l’air est à peu près renouvelé, et beaucoup plus
favorable à la bonne culture.
Les chefs de culture de L'HORTICULTURE INTERNATIONALE.
VERRES POUR SERRES ET JARDINIERS BPOCHES À BOUTURES ET A MELONS
S'ADRESSER A LA FABRIQUE DE
MM. V. FRÈRE et L. TABURIAUX, à Jumet (lez Charleroi)
PETITE CORRESPONDANCE
H. D., au Hävre. — M. J. LINDEN n’a jamais habité Gand. 11 y a acheté, en 1869, l’établissement AMBROISE VEersCHAFFELT, dont l’exploitation pour son compte a commencé le 1er mai de la même année. Le directeur fut d’abord mon beau-frère M. Prosper GLONER, avocat; Je le remplaçai le 1er janvier 1875. Quant à mon père, il a toujours continué à habiter son ancienne résidence, 41, rue Vauthier, à Bruxelles, où il avait créé son établissement d'introduction, d’où sont sorties tant de grandes nouveautés.
Si c’est une personne d’un certain âge que vous avez rencontrée à l’établissement de la rue du Chaume vers 1875, et qui dirigeait l'établissement, dites-vous, ce ne pouvait être ni M. GLONER ni moi, et je ne sais, par conséquent, de qui vous voulez parler.
L'adresse personnelle de mon père, jusqu’au 1er mai
prochain, est : Villa Valère, avenue Lymphia, à Nice
(France). Je vous engage beaucoup à correspondre directement avec lui ; il ne manquera pas de vous répondre et de vous donner des renseignements sur l’introduction de l’Orchidée qui vous occupe tant.
Mon père est certainement la personne qui est le mieux à même de vous renseigner à cet égard ; personne en effet, n’est mieux au courant que lui de la géographie botanique et de l’habitat de toutes les Orchidées connues.
M. Azrrrep Ducos, l’un de nos collaborateurs, qui s'embarque ces jours-ci pour un voyage d'exploration pour le compte de L'Horticulture Internationale, prie ses correspondants de vouloir bien adresser à l’avenir leurs lettres et communications diverses au bureau du Journal, pour la durée de son absence. Nous nous chargerons de les lui faire parvenir.
CATTLEYA REX