‹ Le journal des orchidéesChapitre 180 sur 192 · LP PRET RP ENT · texte numérisé non relu

LP PRET RP ENT

longueur d’environ trois millimètres ; de plus, ils sont prolongés à la base en un gros éperon obtus, long de trois millimètres. Le labelle, au contraire, montre à peine un rudiment d’éperon, sous la forme d’une saillie basilaire à peine distincte ; son long onglet porte de chaque côté quatre dents étroites et aiguës, et entre la dernière dent de droite et celle de gauche, à la base du limbe, deux petits appendices très aigus. Le gynostème, un peu velu en avant et en arrière, porte au sommet deux grandes ailes dressées, d’un pourpre foncé, couvertes de grands poils et longues de six millimètres ; sous le stigmate il se trouve en outre deux longues pointes aiguës.

On peut encore étudier quelques autres espèces, telles que les R. Bungerothi, R. candida, R. fragrans, R. Leeana, etc., et dans toutes on observera les caractères suivants :

« Sépales presque égaux, le supérieur libre, les latéraux étroits et soudés « entre eux soit jusqu’au sommet soit jusque très près du sommet ; tantôt ils « sont tous dressés et rapprochés, tantôt Les latéraux sont étalés sous le labelle « ou réfléchis vers le pédoncule. Pétales semblables au sépale supérieur. « Labelle dressé, prolongé à la base en éperon ordinairement solide et caché « dans les sépales latéraux, rétréci inférieurement en onglet parallèle au « gynostème, puis étalé en un limbe dépassant souvent les sépales, obovale ou « en cœur renversé, généralement muni de crêtes dans sa partie médiane. « Gynostème dressé, allongé, grêle, sans pied, épaissi au sommet où il est « muni de deux ailes ou oreillettes antérieures; clinandre oblique en arrière. « Anthère terminale, operculiforme, très convexe ou en forme de casque, à « une seule loge; deux pollinies cireuses, ovoïdes ou presque globuleuses, « reliées à un assez petit rétinacle ovale ou oblong par un pédicelle souvent très « grêle et allongé. — Herbes épiphytes, à tiges courtes naissant le long d’un « rhizome parfois allongé et terminées en un pseudo-bulbe qui porte une ou « deux feuilles. Feuilles oblongues ou allongées, coriaces. Scapes souvent « dressés, naissant sous les pseudo-bulbes et terminés en une grappe simple

« portant des fleurs en abondance. »

A. COGNIAUX.

(Sera continué.)

CATTLEYA LABIATA. — A la demande d’un grand nombre de nos lecteurs, nous publierons dans le prochain numéro du Yournal des Orchidées, l'histoire de la seconde découverte du vieux Caïtleya labiata dans la province de Pernambuco, au Brésil, en mars 1890.

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