‹ Le journal des orchidéesChapitre 183 sur 192 · ENVOIS DE FLEURS · texte numérisé non relu

ENVOIS DE FLEURS

R. P. — Galeandra d'Escragnolleana, variété assez bonne.

Fr + F. D. — 1° Zaelia autumnalis.

20 Laelia anceps Dawsoni. Pour les variétés blanches du Laelia anceps, voir Journal des Orchidées, 1° volume, page 12.

30 Catasetum barbatum type.

49 Oncidium cucullatum, variété d’un très beau coloris

foncé.

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N.G. — Nous vous avions mis en garde à l’avance contre les promesses des importateurs qui annonceraient la découverte et la réintroduction du Cattleya Rex. Un horticulteur anglais a chargé son agent en France de répandre une histoire de ce genre. Soyez assuré qu'il n’y a rien d’exact dans ces affirmations ; si le C. Rex avait pu être introduit en grandes quantités, il y a plus de deux ans que nous l’aurions fait en Belsique. Méfiez-vous donc des plantes qui pourraient être annoncées sous ce nom. Nous ne croirons à l’introduction du C. Rex ailleurs que quand nous l’aurons vu en fleurs.

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V.C., Vienne. — Vous avez parfaitement raison. Le journal spécial français qui passe au crible notre plébiscite sur la fleur coupée (journal qui a aussi la spécialité de paraître avec des retards considérables, ce qui l’amène à répondre dans son numéro de décembre à une question que nous posions en Janvier) ne parait pas avoir toute la compétence désirable pour juger cette question, si l’on en juge, et par ses critiques, et par la liste qu’il forme lui-même.

Après avoir adopté huit des douze noms figurant sur la liste d'ensemble figurée dans le Journal des Orchidées, il en efface quatre et les remplace par ceux-c1 :

Cattleya Percivaliana (!!) Cattleya aurea Oncidium splendidum Epidendrum vitellinum.

Notre confrère voudrait-il bien nous dire où il ira chercher les quelques milliers de Cattleya aurea et d'Oncidium splendidum qui sont nécessaires pour la crande culture, ainsi que les Vanda Lowi, car il semble patroner également cette espèce ? à

Ainsi que nous le disions dans une de nos causeries, page 330 du Journal des Orchidées, la question se pose dans ces termes : produire du beau, et cela vite, économiquement et par grandes quantités. Notre confrère ne paraît pas se rendre bien compte de ces exigences.

En ce qui concerne le choix, il ne faut pas considérer uniquement Paris, mais aussi Londres, Vienne, Berlin et plusieurs autres grands centres. « L’Oncidium incureum, dit notre confrère, n’est pas apprécié; » à Paris, c’est possible, mais il est très estimé aïlleurs. Quant à nous, nous avions en vue, dans notre plébiscite, non pas un certain centre, mais l’ensemble des pays où l’on cultive et où l’on aime les Orchidées.

Nous ne répondrons pas aux autres amabilités de notre confrère. Elles n’intéressent personne.

Nos lecteurs voudront bien nous permettre pour celte fois, d'égayer l’aridité de cette Petite correspondance par une note plus amusante. Nous apprenons que les collecteurs de la maison pseudo-anglaise établie à St Albans, et qui voyagent dans la région du Cattleya Warocqueana sont munis d’aquarelles du C. Rex, copiées de la Lindenia, et les font voir aux indigènes pour leur demander s’ils ne connaissent pas ce Cattleya, et s’il n’existe pas dans la région.

Un de ces collecteurs qui ne connaissait pas M. CLAEs, le chef de notre expédition à nous dans les mêmes régions, s’est adressé à lui pour lui faire la même question ! !!

Et c’est pendant que les collecteurs cherchent partout l'habitat du C. Rex que leur patron annonce et fait annoncer son introduction prochaine par grandes quantités Pl!

N'est-ce pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ?

Tous les lecteurs du Gardeners’ Chronicle savent que, le jour de nos ventes publiques à Londres, paraît dans ce journal une annonce exclusivement dirigée contre nous et destinée à nuire à la vente. C’est ainsi que le jour de la vente de notre fameux Cattleya Rex paraissait une annonce de la maison de St Albans annonçant la mise en vente de deux nouveaux Cattleya à pétales et sépales blancs et labelle pourpre. On ne sait ce qw’ils sont devenus depuis lors; peut-être offrira-t-on une récompense honnête à qui les rapportera ?

Le 5 février au matin, jour de notre vente des Cattleya gloriosa, paraissait une annonce naïve dans laquelle on demandait aux amateurs de venir voir à St Albans les Cattleya labiata majestica et gloriosa. Or à cette heure personne en Angleterre n’avait vu le C. gloriosa ni ne savait ce qu’il était.

Nous disons, annonce naïve, car c’est très naïf en effet que d’annoncer que l’exposition des « prolifiques labiata » chez cet horticulteur n’a aucun succès, et que de demander : :

Pourquoi ne pas venir voir ?

Venez donc voir?

Ne voulez-vous pas venir voir ?

. Ne pouvez-vous pas venir voir ?

Ne voulez-vous pas venir voir ?

Vous ne voulez donc pas venir voir ?

Vous devez venir voir Les Cattleya labiata actuellement en fleurs.

Nous comprenons parfaitement que les amateurs ne veulent pas se déranger pour voir en fleurs à la mifévrier des Cattleya labiata autumnalis, qui doivent fleurir en octobre-novembre. Ce qui fait la valeur de ce Cattleya, c’est justement l’époque de sa floraison.

Nous faisons à la maison de St Albans l’annonce gratuite et prenons acte que personne en Angleterre ne . veut aller voir son exposition.

(Indiquons aux incrédules qui pourraient supposer que cette annonce a été inventée pour les amuser, qu’elle est insérée en colonne entière, page 169 du numéro portant la date du 6 février 1892 du Gardeners’ Chronicle.)

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