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II. — Construction et aménagement

(Suite, voir Fournal des Orchidées, 1, p. 338.)

L’arrangement des sentiers exige certaines précautions, afin d'éviter qu'ils soient constamment à l’état de boue; on peut daller le sol ou le cimenter, et pratiquer dans sa surface des rainures en assez grand nombre, qui serviront comme rigoles pour l'écoulement de l’eau d’arrosage; on peut encore, — et c’est peut-être le meilleur système — le faire presser et damer solidement et le recouvrir d’une bonne couche de fin gravier.

Quant aux parties du sol qui se trouvent en-dessous des tablettes, et qui par conséquent ne sont pas foulées aux pieds, on les recouvre de débris poreux qui devront être arrosés une ou plusieurs fois par jour, selon la saison et les besoins des plantes cultivées dans chaque serre. Les scories minérales, très boursouflées et très poreuses, qui proviennent des cornues à gaz ou des hauts-fourneaux, conviennent admirablement à cet usage.

Sous les tablettes prennent place également les côtes de tabac destinées à effectuer l’intoxication des serres. Le Yournal des Orchidées en a déjà expliqué

très complètement l’emploi; elles doivent être étalées sur un léger grillage que l’on dispose sur les tuyaux de chauffage, et arrosées une ou deux fois par jour.

Dans toutes les serres à Orchidées, il est bon de suspendre près du vitrage, dans des paniers ou dans des pots soutenus par un fil de fer formant anneau, les espèces épiphytes qui réclament le plus de lumière et de soleil. Ce procédé ne permet pas seulement de profiter de tout l’espace disponible; il est essentiellement conforme aux besoins des Orchidées, à ce point même que l’on devrait plutôt les cultiver toutes de cette façon, si cette manière de faire ne présentait pas des inconvénients radicaux au point de vue de la commodité, de l’aspect des serres et peut être de la température.

Pour suspendre les paniers, on dispose sur chaque versant de la serre un fil de fer retenu par des crampons fixés dans les montants, et courant ainsi d’un bout à l’autre. Si la serre n’a qu’un versant, il suffit d’un seul fil de fer, placé à une hauteur quelconque; si elle en a deux, on en profitera pour mettre deux fils de fer, et on aura soin de ne pas les placer trop près du faîte, pour que les plantes accrochées des deux côtés ne se touchent pas et aient l’espace nécessaire à leur développement.

Sur ce fil de fer, on suspend les corbeïlles au moyen d’un crochet formé par leur suspenseur.

Les crampons, vis, et autres parties métalliques doivent être fixés dans le bois des charpentes. Lorsque les serres sont recouvertes de zinc ou de fer, il faut avoir soin de ne pas y pratiquer de trous, soit pour y passer des fils de fer, comme je l'ai vu quelquefois, soit pour tout autre usage; en effet les parties métalliques sont promptement rouillées à l’air, et les pluies projettent alors dans la serre des gouttes d’eau chargées de rouille qui font le plus grand tort aux plantes.

Le même inconvénient se produit souvent par suite de la condensation de la vapeur d’eau sur les vitres froides. Lorsque les ferrures sont bien recouvertes de peinture, et que par suite la rouille n’est pas à craindre, le danger est beaucoup moindre; néanmoins, ces gouttes d’eau qui se trouvent parfois à une température bien inférieure à celle de la serre, pourraient gâter l'aspect des feuilles; elles incommodent aussi les visiteurs; on fera donc bien d'installer le long des charpentes, comme le Yournal des Orchidées l’a déjà recommandé, une ficelle grossière qui recueillera l’eau de condensation et la conduira au niveau des tablettes.

Toute serre à Orchidées doit renférmer un bassin spécial destiné à recevoir la provision d’eau de pluie pour les arrosages. Il est très pratique de creuser ce bassin sous les tablettes, et d’y faire déboucher les gouttières situées sur les

côtés à l'extérieur de la serre. On y puisera aisément au moyen d’arrosoirs à long bec, dont je ne saurais trop recommander l'usage. Dans les grandes serres, on peut placer le bassin au milieu, ét le faire servir de base au gradin central. | Dans les deux cas, il est bon de faire passer un tuyau de chauffage à travers l’eau en réserve, ou au moins près de sa surface, pour la maintenir toujours à la température de la serre et en activer l’évaporation, si favorable à la culture.

Max GARNIER.

(Sera continué.)

ÉTUDES DE BOTANIQUE ÉLÉMENTAIRE SUR LES ORCHIDÉES

(Suite, voir p. 43)

Pour l’ensemble de la famille des Orchidées, BENTHAM admet 334 genres, comprenant ensemble environ 5000 espèces; les genres et les espèces étant répartis comme suit entre les tribus : |

I. Épidendrées . . . . . . . . 88 genres, environ 2000 espèces. I AVandées DEN CNE EUR ER RRE 0) > > 1400 »

II NÉOHHIÉES EMENMNEMENENT ERA > > 7700000 IV: 1Ophrydées 0 CNRC MERE 52 » > 760 > V-0CyPripEées NENNNNCON CPI 4 » » 60 »

La classification suivie par BENTHAM, comme d’ailleurs la plupart des autres classifications modernes, n’est elle-même qu’une modification de celle de LinpLey, le plus illustre des Orchidologues de tout notre siècle; dans son ouvrage The Genera and Species of Orchidaceous Plants, publié de 1830 à 1840, LiNDLEY distingue sept tribus comme suit :

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