LISTE DES RÉCOMPENSES
Concours des Cattleya et Laelia
CONCOURS N° 1. — Un Cattleya ou Laelia appartenant à un type nouveau. — Pas d’exposants.
CONCOURS N° 2. — Un Cattleya ou Laelia nouveau (espèce ou variété). Premier prix : M. G. WARoOCQUÉ.
Une magnifique variété de C. Mossiae, le C. Mossiae Mme Arthur Warocqué, aux segments presque entièrement blancs. Spécimen chargé de vingt-deux fleurs admirables. Les sépales et pétales blancs, le labelle jaune clair maculé de carmin vif.
CONCOURS N° 8. — Trois Cattleya ou Laelia nouveaux (espèces ou variétés).— Pas d’exposants.
CONCOURS N° 4. — Un Cattleya ou Laelia remarquable par sa belle floraison et sa culture.
Premier prix : M. G. WarocQué.
Un beau spécimen, bien fleuri, de Cattleya Mossiae.
CONCOURS N° 5. — Un Cattleya ou Laelia remarquable par le mérite de sa variété.
Premier prix (à l'unanimité) : M. MarrTiN-CAHUuzAcC ; Deuxième prix : M. J. DE LANSBERGE; Troisième prix : M. le D: CaparT.
Le premier prix a été décerné à une superbe variété de Cattleya Schilleriana, à fleurs très amples et remarquablement tachetées. Les deux autres plantes, un beau Cattleya labiata Warneri et un Laelia elegans Stelzneriana, étaient également fort méritantes.
CONCOURS N° 6. — Trois.Cattleya ou Laelia (espèces ou variétés diverses). | Premier prix : Non décerné ; Deuxième prix : M. le Dr CAPART.
CONCOURS N° 7. — Six Cattleya ou Laelia (espèces ou variétés diverses). Premier prix : M. J. Mons.
Jolies plantes, bien fleuries.
CONCOURS N° 8. — Douze Cattleya ou Laelia (espèces ou variétés diverses). — Pas d’exposants.
CONCOURS N° 9. — La plus belle variété de Cattleya Mendeli. Premier prix (à l'unanimité) : M.'le D' van CAUWELAERT ; Deuxième prix : M. J. Mons;
Troisième prix : M. CH. VASSEUR.
Trois variétés exquises,
17 JUIN 18g1 93
CONCOURS N° 10. — La plus belle variété colorée de Cattleya Mossiae. | M. MarTIN-CAHUZAC.
M. le comte DE BoUSsIESs. Deuxième prix : M. G. WAROCQUÉ.
Le lot des plantes exposées était de la plus grande beauté, et c’est à grand’peine que le Jury a dû faire un choix entre elles.
CONCOURS N° 11. — La plus belle variété de Cattleya Mossiae à segments blancs ou pâles.
Premier prix : M. LALLEMAND.
Cattleya Reineckeana var. pallida, variété charmante.
CONCOURS N° 12. —- Trois variétés de Cattleya Mossiae. Premier prix : M. G. WAROCQUÉ.
Trois modèles absolument hors ligne, remarquables comme belle culture autant que comme choix des variétés.
CONCOURS N° 13. — Trois variétés de Cattleya Mendeli. — Pas d’exposants.
CONCOURS N° 14. — Un lot de Cattleya Mossiae. Premner prix (par acclamation) : M. G. WaRrocQué. Groupe splendide, à propos duquel il convient de répéter la même appréciation qu’au n° 12.
CONCOURS N° 15. — Un lot de Cattleya Mendeli. Premier prix (à l'unanimité) : M. le baron DE BLEICHRÔDER. Lot des plus remarquables également, dans lequel se trouvait un C. Mendeli Morganiae très admiré.
CONCOURS N° 16. — La plus belle variété de Laelia purpurata. Premier prix : M. G. WAROCQUÉ; Deuxième prix : M. G. WarocQuéÉ.
Deux magnifiques variétés, qui justifiaient amplement le nom de « Roi des Orchidées » donné à cette grande espèce.
Premier prix (ex æquo)
CONCOURS N° 1'7. — La plus belle variété de Laelia purpurata à segments roses. Premier prix : M. G. WAROCQUÉ ; Deuxième prix : M. le comte A. DE BouUsIES ; Troisième prix : M. A. van ImscHoor.
Concours des plus réussis.
CONCOURS N° 18. — Le plus bel exemplaire fleuri de Laelia purpurata. Premier prix : M. G. WaRocQuéÉ.
Spécimen portant six grandes grappes de quatre à six fleurs chacune, d’une excellente variété à segmèénts blancs.
CONCOURS N° 19. — Trois variétés de Laelia purpurata. — Pas d’exposants. CONCOURS N° 20. — Le plus beau lot de Laelia purpurata. Premier prix : M. J. DE LANSBERGE.
Lot magnifique et comprenant toutes les belles variations,
- Concours des Odontoglossum
CONCOURS N° 21. — Un Odontoglossum nouveau, n ARAÉEEES à aucun des types connus.
Premier prix (par acclamation) : M. G. Warocqué.
M. WAROCQUÉ exposait une ravissante espèce nouvelle, à fleurs produites en longue grappe, d’un éclatant coloris orangé, l'Odontoglossum aurantiacum.
CONCOURS N° 22. — Une variété nouvelle d'Odontoglossum. Premier prix (à l'unanimité) M. G. WAROCQUÉ ; Deuxième prix : M. A. van ImscHoor; Troisième prix : M. G. WaAROCQUÉ.
M. WAROCQUÉ exposait une admirable variété d'O. Alexandrae lavé et pointillé de rouge violacé et un curieux O. Pescatorei entièrement nuancé de jaune soufre. M. VAN IMSCHOOT avait envoyé une belle forme aux segments maculés de rouge sombre et bordés de jaune.
CONCOURS N° 23. — Trois Odontoglossum nouveaux (espèces ou variétés). Premier prix (à l’unanimaté) : M. G. WarocQué. Trois variétés nouvelles de très grande valeur, un O. Wäilckeanum aureum, un O. l'uteo- -purpureum album, et une forme ravissante du genre Ruckeri.
CONCOURS N° 24. — Un Odontoglossum remarquable par sa belle culture et sa belle floraison.
Premier prix (à l'unanimité) : M. G. WARoOCQUÉ; | M. G. WAROCQUÉ ; Deuxième prix (ex æquo) À M. MaRTIN-CAHUZAC ; | M. G. WAROCQUÉ.
Quatre Odontoglossum admirablement cultivés et chargés de fleurs, entre lesquels le choix ne laissait pas d’être embarrassant.
CONCOURS N° 25. -— Un Odontoglossum remar ie par ie mérite de sa variété. Premier prix : M. G. MirEau; Deuxième prix : M. G. MirEau.
Deux Odontoglossum crispum d'une forme et d’une nuance exquises.
CONCOURS N° 26. — Trois espèces types AE Premier prix : M. G. WAROCQUÉ ; Deuxième prix : M. G. Mireau.
CONCOURS N° 27. — Trois Odontoglossum divers (espèces ou variétés). Premier prix : M. MarrTiN-Canuzac.
Belles plantes, bien cultivées.
CONCOURS N° 28. — Six Odontoglossum divers (espèces ou variétés). Premier prix : M. le D' VAN CAUWELAERT.
: CONCOURS N° 29. — Douze Odontoglossum HE (espèces ou variétés). Premier prix : M. G. WAROCQUÉ ; Deuxième prix : M. A. van Imscxoor.
Ces deux lots étaient absolument remarquables et contenaient des espèces d’une grande rareté.
CONCOURS N° 30. — Le plus beau lot d'Odontoglossum variés. — Pas d’'exposants.
CONCOURS N° 31. — La plus belle variété d'Odontoglossum crispum non maculé.
Premier prix (par acclamation) : M. G. WAROCQUÉ ; Deuxième prix : M. A. Wincoz.
Le premier prix, le splendide O. crispum candidissimum, a excité l'admiration de tous les membres du jury et des visiteurs.
CONCOURS N° 32. — La plus belle variété d'Odontoglossum crispum maculé. Premier prix : M. G. WAROCQUÉ.
Variété superbe, largement maculée de rouge vif.
CONCOURS N° 33. — Le plus beau lot de six Odontoglossum crispum non maculés.
Premier prix : M. G. MitEau.
Variétés de tout premier ordre.
CONCOURS N° 34. — Le plus beau lot de six Odontoglossum crispum maculés. = Premier prix : M. G. WAROCQUÉ.
Variétés de tout premier ordre également.
CONCOURS N° 35. — Le plus beau lot de douze Odontoglossum crispum. Premier prix : M. G. MitEAU; Deuxième prix : M. G. WAROCQUÉ ;
M. G. WaAROCQUÉ.
M. G. MirEau.
Ces lots étaient peut-être les plus merveilleux de toute l'exposition. Les plantes envoyées par M. MITEAU ont fait sensation, et celles de M. WAROCQUÉ ne leur étaient guère inférieures.
Troisième prix (ex æquo)
CONCOURS N° 36. — Le plus beau lot d'Odontoglossum crispum. M. G. MiTEAU.
Premier prix (ex æquo) ? M. G. WAROCQUÉ.
M. G. MiTEAU.
Les 400 plantes exposées dans ces trois groupes étaient toutes admirables et appartenaient aux meilleurs formes dites de Pacho.
CONCOURS N° 37. — La plus belle variété d'Odontoglossum (Miltonia) vexil-
larium.
M. le comte DE Bousies.
M. G. MirEaAu.
M. A. Van ImscHoo.
Premier prix (ex æquo) | . M. F. KEGELJAN.
Quatre variétés splendides, l’une presque blanche, l’autre de taille géante, une autre grande et bien colorée, une autre enfin petite, mais d’un coloris très vif. Le Jury, après bien des hésitations, a renoncé à faire un choix.
CONCOURS N° 88. — Un Odontoglossum vexillarium, RARE par sa belle culture et sa floraison.
Premier prix : M. G. MirTEau ; Deuxième prix : M. G. Mireau.
Le premier bien coloré ; le second très pale; deux bonnes variétés, couvertes de tiges florales.
CONCOURS Nc 89. — Six Odontoglossum vexillarium. Premier prix : M. Mireau.
Excellente collection.
CONCOURS N° 40. — Le plus beau lot d'Odontoglossum vexillarium. Premier prix (à l'unanimité) : M. G. MirEAU ; Deuxième prix : M. A. VAN ImscHoor.
Le premier prix : Superbe groupe des 50 meilleures variétés ; le second, 15 belles plantes.
Terminons par un fait qui, comme conclusion, a bien sa valeur, car il contribue à expliquer les magnifiques résultats obtenus à L’HORTICULTURE INTERNATIONALE. Le soir du premier jour de l'Exposition, le Directeur réunissait dans un banquet tout le personnel de l’établissement ; on y a célébré les succès de l’horticulture, et, mieux encore, les succès du travail, et l’on s’est
promis de puiser dans ces succès un nouvel encouragement pour l’avenir.
CUETURE* DU COELOGYNE CRISE
Les Coelogyne sont des Orchidées de grande utilité pour l’horticulture
décorative; dans ce genre, l'espèce la plus connue et la plus appréciée de tous | les fleuristes est le Coelogyne cristata, dont les fleurs d’un blanc de lait relevé
par des lignes jaune d’or au centre du labelle, sont du plus gracieux effet et ornent les bouquets d’une façon exquise du mois de mars au mois de mai. Cette belle espèce, découverte dès 1824, est l’une des plus anciennes Orchidées connues. Elle provient des régions basses de l'Himalaya, de Sikkhim au Népaul, et des îles de l’Inde Néerlandaise, d’où elle fut introduite en Europe en 1837; elle est aujourd’hui la plus populaire peut-être, après l’'Odontoglossum Alexandyae, de toute la famille à laquelle elle appartient.
Quoique sa culture soit assez facile, j'ai vu assez fréquemment des cultivateurs y échouer faute de quelques notions indispensables sur les besoins spéciaux de cette plante. Tantôt la floraison manquait, tantôt la végétation elle-même dégénérait, les bulbes étaient faibles et diminuaient progressivement de volume, au lieu de s’accroître.
Il est toujours utile, quand on n’obtient pas de bons résultats de la culture d’une Orchidée, de recourir à l’examen des conditions dans lesquelles elle croît naturellement. En ce qui concerne le Coelogyne cristata, voici ce que m'ont raconté les collecteurs de L’HORTICULTURE INTERNATIONALE qui avaient pu l’observer dans sa patrie.
Quoiqu'originaire des régions tropicales de l’Asie, il ne demande pas une température élevée; il se rencontre d’ordinaire dans les parties basses et boisées, où l’humidité abondante maintient constamment une certaine frafcheur, sur les branches inférieures des arbres, dans les fourrés les plus voisins des cours d’eau, ou dans les petits ravins creusés par les pluies et fréquemment encore parcourus par elles, s’accommodant un peu de toutes les positions, mais se multipliant de préférence dans le sol même.
De ces indications, on peut conclure que la plante en question devra être cultivée en pot, recevoir des arrosages abondants, et par conséquent être empotée avec un fort drainage; en outre, qu’elle devra être placée, non pas en serre chaude avec les Cypripedium, Aerides etc., qui croissent dans les parties les plus ensoleillées des mêmes localités, mais en serre tempérée ou tempérée-froide. Nous avons toujours obtenu, en effet, d’excellents résultats en suivant un traitement de ce genre.
Il est à remarquer que le Coelogyne cristata est une plante traçante, dont les bulbes ont une tendance marquée à chevaucher les uns sur les autres; lorsqu'ils sont ainsi superposés, ceux qui se trouvent élevés au dessus du compost n'arrivent plus en contact avec celui-c1; ils se resserrent de plus en plus et dépérissent. On évitera cet inconvénient, en ayant soin de donner à la
plante plus d’espace quand ce sera nécessaire; comme sa croissance est rapide, il sera bon de la rempoter tous les ans ou au moins tous les deux ans.
Le C. cristata réclame peu de lumière; on peut le cultiver dans la partie la moins éclairée de la serre, et réserver pour les autres genres les endroits les plus rapprochés du vitrage.
Les Coelogyne sont robustes, et leur croissance, je l’ai déjà dit, est rapide; mais on peut l’accélérer encore en les soumettant au marcottage, qui s’opère très aisément dans ce genre.
Pour cela, il faut avoir soin, quand la floraison est passée, de ne pas couper la tige sèche, analogue à une espèce de rhizôme, qui porte les fleurs ; lorsque celles-ci sont fanées, on les détache, chacune avec le pédicelle tendre qui la porte, mais cette suppression doit laisser intacte la bractée qui précède chaque bouquet de fleurs. On recouvre alors le pédoncule de compost, et on le maintient ainsi abaissé au moyen d’un fil de laiton recourbé en forme de crochet ; au bout de peu de temps une pousse apparaît à côté de l’ancienne bractée. Chaque pédoncule produit ainsi deux ou trois bulbes.
Cette faculté singulière permet donc d’accroître en peu de temps le volume d’une plante d’une façon notable, et l’on voit que la floraison du Coelogyne cristata a une importance toute particulière, puisqu'elle est la source d’un nouvel accroissement de la plante.
Le compost doit être formé de deux tiers de terre fibreuse et un tiers de sphagnum.
Le C. cristata, comme je l’ai dit plus haut, ne réclame pas beaucoup de chaleur. Une température de 8° à 12° lui suffit parfaitement.
Telles sont les lignes générales de la culture de cette belle espèce, dont l’abondante et magnifique floraison récompensera amplement le cultivateur de ses peines. Je ne saurais trop engager les lecteurs de ce journal à les mettre en pratique; j'ai eu souvent l’occasion de constater par moi-même leur
efficacité.